En septembre dernier, umen a eu la chance de participer au BookCamp 2011 à titre de commanditaire/partenaire. Pour ceux qui ne connaissent pas cet événement, le BookCamp est une anticonférence qui porte sur l’avenir du livre au Québec. Il s’agissait pour moi d’une première et cette brève expérience s’est avérée fort intéressante.
Le monde du livre subit des bouleversements profonds. De nouveaux éléments technologiques transforment notre façon de consommer: ce qui implique qu’il faut réfléchir à de nouveaux modèles d’affaires. J’ai d’ailleurs eu la chance d’assister à une discussion portant sur la location de livres versus l’achat de livres numériques. En voici un résumé et quelques pistes de réflexions.
Pourquoi ne pas louer un livre en ligne?
Si nous cherchons généralement à réinterpréter des gestes IRL ( in real life) sur le Web, la location d’un livre unique en ligne, avec un délai de location limité, est-ce un modèle viable? Telle était la question.
La discussion s’est dirigée vers le concept d’accès payants pour des publications et des livres, un modèle que l’on trouve actuellement en ligne. L’usager paie donc un montant pour un accès illimité à plusieurs livres et publications, le temps de son abonnement.
Un autre élément s’est ajouté à la conversation: l’achat d’un livre papier, c’est aussi se constituer son propre inventaire. Une piste que je dois avouer très intéressante.
J’acquiers un livre, je construis mon inventaire
En effet, il existe une véritable relation avec l’individu et le livre. Si dans le monde réel nous sommes fiers de laisser trôner nos livres, facilement accessibles dans notre bibliothèque, comment créer ce même sentiment, ce même étalage de notre inventaire?
Comme il était mentionné, nous aimons notre bibliothèque, car elle nous permet de faire l’inventaire de ce que nous avons lu. À mon avis, nous aimons aussi notre bibliothèque car il s’agit d’un richesse que l’on peut offrir aux autres.
Selon cette logique, l’appropriation du fichier numérique du livre a moins sa raison d’être si son expérience n’est pas partagée. De ce fait, si l’inventaire de nos lectures se connecte à des réseaux sociaux, nous proposons notre inventaire de lectures à nos amis, followers etc. Une approche qui nous permet même de souligner au passage nos impressions et nos commentaires.
Dans cette optique, une bibliothèque virtuelle de nos achats et même de locations devient LE bien précieux. Cet accès de nos lectures passées, présentes et même futures, en mode virtuelle, devient en quelque sorte notre richesse et notre histoire…en ligne.
À la manière du nouveau Facebook qui nous invite à raconter notre vie en ligne, miser sur notre histoire littéraire, ne serait-ce pas la véritable expérience recherchée?
Il me ferait grand plaisir d’en discuter avec vous. Sachez par contre que je ne suis pas une spécialiste du livre, mais plutôt une spécialiste Web qui se penche sur une conversation liée au monde de l’édition (nuance).
Au plaisir!
Quelques photos du BookCamp : ici
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J’ai reçu des liens intéressants via notre site Web qui proposent d’ailleurs ce concept de bibliothèque virtuelle et d’échange en ligne de nos lectures.
http://bookish.com/
http://www.shelfari.com/
http://www.upblisher.com
http://www.librarything.fr
Et un excellent lien de conférences lors du London Book Fair.
http://www.londonbookfair.co.uk/en/Education–Events/Digital-Conference-2011-Content/