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Bonjour, je tiens tout d’abord à me présenter, Julie Thério, je suis la nouvelle coordonnatrice marketing chez umen innovation. Il me fera plaisir de partager, dans le cadre de mes fonctions, les dernières nouveautés, conseils et réflexions liés : au e-commerce, aux stratégies web, aux réseaux sociaux et à la mobilité (sur notre blogue et nos réseaux sociaux). J’espère donc que vous aurez du plaisir à me lire et que j’aurai aussi la chance de vous lire. Chez umen, nous aimons partager nos idées, notre savoir-faire et vice-versa : n’oublions pas que c’est dans l’échange que les idées grandissent.

Pour ce premier article sur le blogue umen, j’ai pensé que d’introduire le concept de communication des entreprises via les médias sociaux allait de soi.  En effet, c’est ainsi que je me présente aujourd’hui.

Alors, je me lance, bonne lecture!

Réapprendre à communiquer

Depuis quelques années, notre perception de la communication a littéralement changé avec l’avènement des réseaux sociaux. Jamais n’avons-nous eu autant la chance de communiquer : je parle autant pour l’individu que pour l’entreprise. En fait, je dirais même que jamais les entreprises et les individus n’ont autant « jasé », ensemble.

Nous sommes dans une aire ou le consommateur peut réellement discuter avec l’entreprise. Si le modèle « traditionnel » proposait une campagne coupée au couteau, offrant un ensemble d’opérations dirigées et contrôlées, les actions marketing sur le Web sont maintenant revues en mode conversation.

Comment faire?

Ce matin, je lisais un article sur le site Infopresse (que nous avons d’ailleurs twitté @umen) qui faisait mention de la situation  des médias sociaux en grande entreprise (une étude menée par le cabinet de relations publiques National). En somme, les grandes entreprises comprennent les avantages de l’utilisation des médias sociaux, mais préfèrent une utilisation avisée ( plutôt en complément qu’en remplacement). D’ailleurs, une note de 4.7/10 est la moyenne accordée à son utilisation : une seule organisation aura accordé la note de 10/10.

Si les grandes entreprises sont plus réservées, c’est que nous sommes en plein basculement de paradigmes. La notion traditionnelle qui était autrefois la recette à succès ne s’efface pas aussi rapidement (dans l’esprit et les processus). Avec de nouvelles stratégies de communication sur le Web, on s’aventure sur des sentiers inexplorés ou l’instantanéité et l’improvisation sont monnaie courante dans la « gestion de la marque de l’entreprise ». C’est à mon avis la perte de contrôle qui effraye les entreprises et bien souvent, le manque de ressources.

Concrètement?

D’expérience, plusieurs entreprises (petites, moyennes et grandes) sont prêtes à franchir le pas, mais ne savent pas comment s’y prendre. Pour débuter, gérer ce genre d’opérations n’est pas un bonus en extra après une fin de journée, il s’agit véritablement d’une tâche concrète à prendre au sérieux. Il est donc important de mettre en poste des gens qui connaissent le Web, mais aussi votre produit. Vous ne laisseriez pas un inconnu qui ne connaît pas votre entreprise présenter une conférence sur vous, il s’agit de  la même chose pour la gestion de vos communications 2.0.

Deux autres points sont nécessaires : engagez véritablement la conversation et soutenez la conversation. Je vois bien souvent des comptes ouverts (facebook, Twitter) ou des blogues sans de mises à jour. Comment engager la conversation si vous parlez de façon sporadique (ne pas être au rendez-vous lorsque les autres y sont)? Si votre débit conversationnel est plus réduit par faute de temps, engagez la conversation moins souvent, mais soyez au rendez-vous.

Il est aussi nécessaire d’engager une conversation « réelle » et non de lancer des promotions et des offres uniquement. Évidemment, il est possible de promouvoir votre dernière promotion, mais c’est avant tout parce que vous êtes original, authentique et réceptif que les gens s’intéresseront à vous. Prenez par exemple Le Spa Eatman ou lululemon qui se distinguent par un contenu diversifié et distinctif.

Et pour ceux qui ne pensent pas avoir le temps et les effectifs et qui tardent à se lancer, je vous dirais que vous manquez là de nombreuses opportunités. Analysez vos processus et revoyez vos méthodes. N’oubliez pas qu’il faut se diriger là ou clientèle se trouve et je ne vous apprends rien, les gens… et bien ils sont sur le Web (ou sur leur mobile, mais il s’agit là d’une autre conversation). : )

À  bientôt, et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des commentaires.

Sources :

Article Infopresse : Les grandes entreprises demeurent réservées face aux médias sociaux

Enquête : Réalité Numérique 2011

L'incontournable petit oiseau bleu

L'incontournable petit oiseau bleu

Twitter n’est plus simplement une plateforme permettant à des amis ou des collègues de rester connectés en temps réel. Ce petit outil est devenu un élément essentiel du marketing en ligne et de la consolidation d’une image de marque pour les entreprises.

Une des caractéristiques intéressantes de Twitter est sa capacité à susciter de l’intérêt pour une population normalement moins enclin à se lancer dans le Web social. En effet, les adeptes de Twitter sont loin d’être des adolescents férus de nouvelles technologies. En fait, seulement 9% d’entre eux ont moins de 18 ans!

Deux fois moins que les plus de 50 ans! Twitter est vraiment un phénomène soutenu par les générations Y (43% des « twitteux » ont entre 18 et 34 ans) et X (32% ont entre 35 et 49 ans).

En février 2008, Twitter comptait près de 500 000 membres. Un an plus tard, ils sont plus de 7 millions, soit une croissance de plus de 1300%!

Twitter s’est ainsi hissé en troisième place des réseaux sociaux, derrière Facebook et Myspace, mais devant Flixster et Linkedin.

Impressionnant? Certes, mais comme toujours avec les nouveaux gadgets du Web, il faut faire attention aux mirages. Près de 75% des membres de Twitter se sont inscrits au cours des cinq derniers mois, probablement titillés par le « buzz » (pour ne pas dire le matraquage…) généré par les gazouillis.

Les stars gazouillent (Oprah, bien sûr, mais j’ai aussi croisé David Lynch et John Cleese), incitant leurs fans à suivre leurs messages, et les experts du marketing se sont mis de la partie en prophétisant partout que Twitter rapporterait monts et merveilles à qui saurait gazouiller comme il faut. Des professeurs vont même jusqu’à évaluer leurs étudiants sur la qualité de leurs gazouillis (sans rire! http://www.gautrais.com/Evaluation,156).

L’effet d’entraînement a donc été incroyable. D’autant plus incroyable que Twitter n’est en rien une innovation technologique (finalement c’est un bête forum et un fil RSS, pas de quoi casser trois pattes à un canard), ni même un nouveau produit (cela fait plus de cinq ans que cela existe).

Une des raisons du succès de Twitter repose sans doute sur son interopérabilité et sa synergie avec de nombreux outils sur le Web (blogs, RSS, autres réseaux sociaux, etc.). Sans oublier la facilité avec laquelle Twitter s’intègre à la téléphonie mobile. Plus de 50% des messages de Twitter sont postés à partir d’applications Web ou mobiles autres que www.twitter.com.

Reste à savoir si Twitter va continuer sur sa lancée et surtout stabiliser et fidéliser ses membres. Pour l’instant, 5% des membres génèrent plus de 75% du gazouillage. À l’inverse, 21% sont de simples suiveux, qui n’ont jamais osé émettre le moindre son. Et de manière générale, 85% des membres écrivent moins d’un message par jour. La communauté de Twitter reste donc plutôt passive, voire silencieuse.

Ce n’est pas le cas des « twitbots », ces merveilleux petits générateurs de spam (beurk), qui sont responsables à eux seuls du quart de tout le gazouillage généré. On n’arrêtera jamais le génie humain… (soupir).

Si le succès de Twitter est du à l’incroyable « buzz » qu’il a su engendré, sa pérennité dépendra de son utilisation active. Ce ne sont pas les idées qui manquent : du service à la clientèle à la recherche d’emploi, du covoiturage aux partis politiques, tous les chemins mènent à Twitter.

Pour ma part, le petit oiseau bleu m’est très utile pour trouver de l’information et suivre les tendances du Web. C’est devenu pour moi un complément indispensable à mes recherches sur Google.

Et vous, vous gazouillez?

Signe des temps, et de l’efficacité de Twitter pour le développement d’affaires, la division Ogilvy PR de Hong Kong fixe comme critère de recrutement une forte popularité sur Twitter ! Sur une de leur dernière offre de recrutement, il fallait ainsi que le candidat ait un minumum de 150 followers sur le site de micro-blogage. Ceci, selon les mots de Thomas Crampton, responsable chez Ogilvy, pour s’assurer de sa bonne connaissance des réseaux sociaux. Il faut en effet que les gens puissent suivre les péripéties de l’employé chez Ogilvy !

Marketing charts publiait une étude qui présente l’utilisation des médias sociaux par les entreprises. 880 répondants solicités par Twitter, Facebook et différents blogues ont répondu à ce sondage. Les résultats indiquent que 88% de ces gens utilisent les médias sociaux pour faire la promotion de leur entreprise. Bien que nous puissions questionner la fiabilité de ces résultats, il y a tout de même des statistiques qui sont intéressantes.

Selon cette étude, la majorité utiliserait Twitter (88%), suivi par le blogue (79%), LinkedIn (78%) et facebook (77%).

Outils des médias sociaux utilisés par les professionels du marketing

Outils des médias sociaux utilisés par les professionels du marketing

Il est intéressant de noter que leur étude indique que la majorité des personnes sondées utilisent les médias sociaux depuis seulement quelques mois et que la majorité sont des propriétaires d’entreprises ou des entreprises individuelles. Ces derniers ont identifié que l’utilisation des médias sociaux ont permis de réduire leurs frais en marketing.

Bien que nous puissions remettre en question la fiabilité au niveau du nombre d’utilisateurs, je crois que la répartition peut être assez réaliste. En effet, si je me fie à la majorité des blogues professionnels québécois que je suis, la majorité sont tenus par des consultants ou le propriétaire de l’entreprise.

Est-ce que cela fonctionne ?

Paradoxalement, une autre étude réalisée par Harris Poll et aussi publiée sur Marketing Charts, indique que la moitié des habitants des États-Unis n’utilisent pas les médias sociaux. Toujours selon cette étude, environ 48% des étatsuniens auraient un profil sur Facebook ou MySpace, alors que seulement 5% auraient un compte sur Twitter.

Si on se fie uniquement à cette étude, avoir une présence sur Facebook et MySpace peut avoir un certain impact, mais l’utilisation de Twitter semble encore très marginale. Dernièrement, Oprah a fait une annonce de l’ouverture de son compte Twitter, TVA a aussi fait un reportage sur le sujet et la guerre lancée entre Asthon Kutcher, CNN et Britney Spears peut augmenter considérablement la visibilité de Twitter.

Je crois que Twitter peut être un outil très intéressant pour les professionnels du marketing, plus spécialement pour ceux qui s’intéressent au Web, mais est-ce que les utilisateurs finaux ou les consommateurs ont un intérêt profond pour ce site ? Si je me fie à mon entourage qui est quand même composer de plusieurs personnes en technologie de l’information, son utilisation est assez faible.