Experts en commerce électronique et solutions Web

Si les commerçants québécois gagnent tranquillement du terrain sur le marché en ligne, la menace de nouveaux joueurs américains nous amène à nous questionner sur de nouvelles stratégies à adopter pour parer à cette nouvelle réalité. En effet, comment développer ce marché pour notre clientèle québécoise face à des compétiteurs de marque déjà bien implantés?

Selon un article du e-marketer, les détaillants américains explorent de plus en plus l’avenue d’ouvrir leurs frontières en e-commerce. On mentionne d’ailleurs que des détaillants comme Barneys à New-York et Endless.com ont récemment développé des systèmes de livraison de produits dans plus de 50 pays à travers le globe.

 

Et le Canada est dans la mire! En effet, toujours selon ce même article, le top trois des pays à fort potentiel où l’on retrouve une importante proportion de « power shoppers »  sont trois pays qui utilisent l’anglais comme langue officielle soit : le Canada (37%), l’Australie (8%) et le Royaume-Uni (75).

Il est certain que le Québec a sa propre couleur par sa langue officielle qui est le français, mais dans un contexte ou la globalisation joue un rôle majeur dans toutes les sphères sociales et culturelles de notre époque (le Web étant un facteur clé), on ne peut pas considérer que le Québec y échappera. Il y a donc un véritable désir chez nos voisins du Sud de prendre de l’expansion, d’autant plus que les américains pensent attaquer des marchés autres qu’anglophones, comme le démontre ce tableau suivant.

 

Les détaillants québécois doivent dorénavant se distinguer par une approche qui assure à la fois : la compétitivité face aux grandes marques (penser global et hors des frontières) tout en offrant une couleur unique qui sied au marché québécois.

Le succès de la mise en place du commerce en ligne  se développe par: un système de haute qualité (livraison, inventaire en temps réel), la réduction des coûts des opérations (par le biais de systèmes de gestion, interne de haut niveau) et finalement par la création de stratégies marketing unifiant l’expérience en ligne, la mobilité et l’expérience en points de vente (multi-canal).

Détaillants québécois, prenez les rênes de ce créneau, la population est maintenant prête à passer à ces nouvelles façons de faire et si ce n’est pas vous, c’est malheureusement d’autres qui prendront la place (ça sonne alarmiste, mais il s’agit d’une menace bien réelle).

Pour ceux qui m’ont déjà lu, j’ai, au courant des quatre couvertures précédentes, rédigé des textes très inspirés et détaillés, révélant ainsi les détails de mon calendrier d’activités en Californie. Dans le but de synthétiser cette semaine bien remplie, je conclus avec un billet qui résume les courants à surveiller dans le domaine du commerce du détail.

Les tendances et courants à surveiller

Multicanal

À retenir, assurez – vous de proposer une constance et une cohérence pour tous vos canaux et pour l’ensemble de vos approches (application mobile, site Web, page Facebook, magasin (dans le Web, on a tendance à oublier le canal principal) etc.). Par exemple, si vous proposez des dialogues très ouverts sur vos réseaux sociaux, assurez-vous d’offrir un site qui offre cette même latitude (site 2.0).

À retenir : Pour la chaine Walgreens, un utilisateur qui emploie plusieurs canaux est trois fois plus payant.

Mobilité

La mobilité se résume à ceci : SMLR (social,mobile, local et realtime). Si à l’heure actuelle, dans le domaine du commerce au détail, on sait localiser notre client (via sa recherche sur le mobile), on ne lui offre malheureusement pas (ou peu) les inventaires des produits selon sa localisation : ce qui réduit évidemment la qualité de l’expérience.

Dans un autre ordre d’idée, en ce qui concerne le choix d’une entreprise d’investir pour une application ou pour un site Web mobile, la décision dépend du positionnement de la marque et de la force de son « branding ». Cela dit, nous pouvons tout de même mentionner que l’avantage du Web mobile est qu’il est indexable dans les moteurs de recherche, en comparaison à une application mobile.

L’expérience mobile doit aussi se continuer en magasin, pour perpétuer l’engagement que l’entreprise a créé avec le consommateur. Prenons l’exemple des « reviews », qui sont des commentaires reliés à des produits observés en magasins.

À titre indicatif, deux petites lectures sur le phénomène de la mobilité :

3 solutions Web mobile clés pour les détaillants

Tenir compte des spécificités du marketing mobile

Commerce social

Si nous devons retenir une chose, c’est que le magasinage est un événement social. Si ces dernières années, le processus d’achat s’effectuait en solo, nous pouvons dire que les réseaux sociaux ont remis au goût du jour l’échange et la communication qui accompagne le processus d’achats. C’est d’ailleurs une panoplie de nouveaux outils qui assurent maintenant cette nouvelle « réappropriation sociale » de l’achat. Quelques exemples :

  • Happening virtuel qui offre la possibilité à l’usager d’échanger dans le cadre d’un événement en ligne (et qui implique de s’y inscrire pour y participer). L’objectif est de créer un rapprochement avec la clientèle.
  • Facebook connect est une fonctionnalité qui permet à un site Web de se connecter à Facebook, créant ainsi une passerelle entre le site et le réseau.
  • La conception d’outils pour faciliter l’achat de cadeaux en groupe, notamment avec l’outil en ligne ebay Group Gifts
  • Insérer un panier d’achats à même Facebook, liant l’aspect conversationnel et le processus d’achat en ligne traditionnel.

Ventes privées

Un phénomène encore peu connu au Québec (Canada) et qui fait déjà un malheur aux États-Unis est le concept des sites de ventes privées.

Il s’agit là d’une grande opportunité d’affaires pour de nombreuses entreprises. En effet, ce type de magasinage, qui offre des produits à bas prix et à quantité limitée, est un filon non négligeable.

En effet, en offrant un produit à très bas prix et à quantité limité, on déclenche chez le consommateur l’impulsion d’achat et le sentiment d’avoir fait « la bonne affaire ».

C’est d’ailleurs un des facteurs qui fait que le client devient fidèle et qu’il revient fréquemment jeter son coup d’œil, en espérant tomber sur la pièce ou le produit qu’il aura le privilège de se procurer.

À titre d’exemple, une entreprise montréalaise qui propose ce service pour des produits mode et beauté de marque, beyound the rack.

En résumé

Le commerce en ligne est littéralement en mode évolution, c’est en fait la fusion des canaux qui redéfinit ultimement les nouvelles expériences d’achats en ligne. C’est également un lieu où les opportunités à saisir sont encore multiples. Il faut cependant rester alerte et bouger vite, car la compétition n’est plus locale, mais globale et comme le disait Christopher Payne de eBay : « le gain des parts de marchés en ligne se fait au détriment des parts de marchés chez des concurrents ». Espérons qu’il n’y ait pas une trop grosse fuite commerciale vers les États-Unis avec notre dollar à parité.

Le plus gros rendez-vous mondial sur le e-commerce approche et Umen y sera. Du 14 au 17 juin, plus de 7 000 visiteurs sont attendus à San Diego pour entendre tout ou partie des 175 conférences et visiter les kiosques des 500 exposants. Mais pas besoin d’aller en Californie pour savoir ce qui s’y passe : en plus de twitter en direct des événements principaux, François Gaumond postera chaque soir le blogue de Umen un compte-rendu de la journée.

Car du nouveau, il y en aura tous les jours. Les champions du monde du commerce en ligne et les gourous du Web participent en effet à ce méga-salon, parmi lesquels :

-       Christopher Payne, VP et chef de eBay Amérique du Nord

-       Sonia Chawia, présidente e-commerce de Walgreen

-       Doug Mack, CEO de One King’s Lane

-       Ali Wing, CEO de Giggle.

Mais la vedette incontestée de cette édition est Arianna Huffington, co-fondatrice et rédactrice en chef du célèbre Huffington Post, qui a doté son journal d’un modèle économique novateur et rentable.

Nouveautés, tendances, analyses et perspectives : pour vous, Umen fouillera, scrutera, écoutera, questionnera… et racontera. Rejoignez-nous sur Twitter dès maintenant pour être sûr de ne pas rater ça.

 

VoirGRAND.TV, tous les Jeudi à 19h sur VOX !
 
VoirGRAND.tv, produite et animée par Anne Marcotte, est l’émission phare dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat Québécois. Ce programme à succès en est déjà à sa troisième saison diffusée sur VOX, vous pouvez suivre l’émission tous les Jeudi à 19h !

Fort de son expérience de longue date dans le domaine des nouvelles technologies, umen innovation devient le partenaire de l’émission « Voir Grand », à titre d’expert-conseil. Umen innovation était déjà un partenaire de Groupe Vivemtia Inc.
 
Depuis plus de 35 ans, umen innovation accompagne les entreprises québécoises dans la mise en place des nouvelles technologies informatiques et du Web. C’est tout naturellement que nous nous associons à ce mouvement sans précédent pour promouvoir l’entrepreneuriat et le développement de l’économie dans notre Belle Province.
 
François Gaumond, Associé chez umen innovation, mettra ainsi à profit ses connaissances de pointe et son expérience des TI au service des entrepreneurs du Québec pour les aider à améliorer leur présence en ligne et à définir des stratégies gagnantes.
 
François fait partie du panel de juges qui a sélectionné les six entrepreneurs finalistes qui participeront à cette troisième saison. Au cours des différentes émissions, il commentera les sites Web de ces derniers et interviendra spécifiquement sur les thèmes suivants :
 
·        Ergonomie
·        Organisation du contenu
·        Référencement Internet
·        Stratégies Web
·        Médias sociaux
·        Applications informatiques avancées

Ne manquez pas VoirGRAND.tv sur VOX !

La recherche de produits sur un site de commerce en ligne est un enjeu crucial, l’internaute doit pouvoir trouver le plus vite possible l’objet de ses rêves. Mais que faire lorsqu’il ne sait pas exactement que chercher, par exemple lorsque vos produits présentent des paramètres multiples peu connus, le tout sans pénaliser les internautes qui savent où ils se rendent ? La réponse est simple, il faut combiner les modes de recherche directs et exploratoires, et ceci grâce au moteur de recherche à facettes, la bonne pratique montante du commerce en ligne !

Sur ce blogue, on a déjà parlé des différents cheminements de l’internaute sur un site Web, précisant qu’il fallait baliser le chemin du visiteur, peu importe celui qu’il décide de prendre, pour finalement l’amener enfin à découvrir votre (vos) produit(s). Le moteur de recherche à facettes est la concrétisation technologique de ce principe. Tout en ajoutant une touche visuelle qui optimise l’expérience d’achat du visiteur, il permet de guider efficacement toutes les typologies d’internautes (“tatillon”, “indécis”, “aventurier”, “impulsif”). Le fonctionnement est simple, il s’agit en fait de combiner des listes de produits avec des outils de recherche, en renvoyant l’internaute à ce moteur après un clic sur une catégorie ou sous-catégorie ou une recherche imprécise dans le moteur ”classique”. Ci-dessous l’exemple de notre client Canac, qui bénéficie de cette technologie :

L'internaute accède au moteur de recherche à facettes via différents points d'entrée 

Grâce à cette configuration, l’internaute déjà informé à toujours le choix d’aller directement chercher le produit qui l’intéresse via la navigation classique.  L’internaute indécis, ou le “tatillon”, a lui la possibilité de naviguer dans les catégories de manière exploratoire, pouvant affiner sa recherche grâce à des critères additionnels (filtres de recherches). Le grand intérêt d’une telle solution (par rapport à des filtres avancées dans un moteur de recherche), consiste en une navigation très visuelle, fluidifiée par des ajustements en temps réel de la liste de produits.

Un aspect particulièrement intéressant de ce mode de recherche est qu’il amène le visiteur à considérer d’autres options auxquelles il n’aurait pas forcément pensé (un peu à la manière des parcours d’IKEA !) mais qui sont pourtant intéressantes pour lui. Il renforce de plus sa connaissance des critères à prendre en compte, particulièrement dans le cas de produits techniques ou aux fonctionnalités moins évidentes de prime abord (comme dans le cas de Canac) : 

L'internaute affine sa recherche grâce à des filtres dans la navigation secondaire

En offrant une navigation plus visuelle et plus engageante, le moteur de recherche favorise également l’ancrage mental des produits présentés sur le site. De telle manière, l’internaute a immédiatement une meilleure idée de l’ensemble des produits qu’est capable d’offrir l’entreprise et est capable de mieux identifier son offre. Le grand nombre de liens indexables créées par la navigation secondaire a de plus un effet positif sur le réfèrencement.

En termes technologiques, cette solution, bien que relativement complexe, est plus facile et moins coûteuse à mettre en place que d’autres solutions de ”guidage” puisqu’elle correspond à une extension des listes de produits, de toute façon déjà indispensables au site de commerce en ligne. Par comparaison, le moteur de recherche sémantique, qui est une excellente solution en termes d’expérience d’achat, nécessite d’engager plus de coûts (mais si le budget est là, les retombées sont formidables).

Comme pour toute solution, il y a un certain nombre de règles à respecter dans la configuration d’un moteur de recherche à facettes, notamment de ne pas surcharger les listes de vignettes pour ne pas perdre le visiteur ou ralentir l’affichage/rafraichissement des listes. Toujours pour être certain de guider efficacement le visiteur en ligne, la catégorisation des produits devra être parfaitement pensée. Enfin l’internaute doit toujours avoir la possibilité de se servir du moteur de recherche classique ou de changer radicalement de catégorie de produits, le moteur de recherche à facettes doit donc être inséré au coeur des éléments de navigation.

Dû à sa relative facilité de mise en place et à sa capacité à concilier les besoins et les comportements des différentes typologies d’internautes, le moteur de recherche à facettes est certainement amené à devenir progressivement un standard du commerce en ligne, et définitivement une solution à forte valeur ajoutée pour les (re-)vendeurs de produits aux déterminants complexes et/ou méconnus.