On en parle abondamment, des applications sur téléphones intelligents et tablettes, mais concrètement, est-ce que les consommateurs téléchargent des applications? Moins qu’on le pense, selon une récente étude d’Ipsos Reid présentée dans un tout récent article Infopresse.
Une popularité croissante?
Il va sans dire qu’à l’heure actuelle, c’est 23% des Canadiens qui possèdent un téléphone intelligent et 3% qui possèdent une tablette. La proportion est donc encore « minime ». Est-ce que la situation changera au fur et à mesure que le nombre d’adhérents à cette nouvelle façon de « communiquer » augmentera? À mon avis, absolument! L’augmentation du nombre de consommateurs qui adopteront le « smartphone » et/ou la tablette appellera les compagnies à promouvoir leurs applications de façon plus accrue. Une fois que la masse critique aura intégré ces nouvelles habitudes à son mode de vie, l’entreprise prendra d’assaut de façon plus significative ce secteur. Il ne s’agit que d’une question d’habitude et de temps, ultimement.
En fonction du format?
Est-ce que le format joue pour quelque chose quand il s’agit de téléchargement d’applications? Oui, toujours selon l’article : « la moyenne d’applications sur un téléphone intelligent est estimée à 19, contre 25 pour les tablettes ». La conclusion de l’article mentionne que les formats et les utilisations… diffèrent. Effectivement, une tablette, par sa dimension, est utilisée dans un contexte « relaxant » : à la maison, dans un café, etc. Ainsi consommée, la tablette permet à l’utilisateur de prendre le temps de rechercher des applications qui rendent ces moments de vie plus agréables. Une prédiction : la conception de nombreuses applications de type « gamers » (jeux) sur les tablettes.
Chez le consommateur du téléphone intelligent, on recherche une valeur ajoutée en mode « action ». Ainsi, l’utilisateur cherche moins à se divertir, mais plutôt à s’outiller pour son quotidien. Cela dit, la praticabilité, qui reste au coeur de la recherche de l’usager, devra se répercuter de façon concrète et en tout temps pour l’ensemble des applications développées. C’est d’ailleurs pour cela que la notion de l’IRL (in real life) doit s’intégrer davantage dans le processus de développement, puisque le téléphone mobile devient en quelque sorte une extension de soi. L’application doit permettre à l’usager de se « simplifier la vie » ici, maintenant et tout de suite.
N’oublions pas qu’un consommateur de tablettes sera ultimement le même consommateur que celui du téléphone intelligent. Les gens rechercheront donc deux types d’expériences.
En fonction du système d’opération mobile
Toujours selon l’article, on mentionne que : « 96% des utilisateurs d’un iPhone ont téléchargé au moins une application, contre 59% pour les propriétaires d’appareils Blackberry. Dans ce cas-ci, on sait très bien que l’utilisation Blackberry est une formule corporative, c’est donc peu d’applications qui sont donc développées et son utilisation est plutôt axée sur la réception de courriels. Aucune donnée n’a été remise sur les utilisateurs du système Android ou du téléphone Nokia (en remontée), mais il serait intéressant d’y examiner le nombre d’applications téléchargées. En effet, ces produits sont souvent vendus à des prix plus bas et il est à voir si ce statut « moins cher » a une incidence sur le téléchargement d’applications. À mon avis, l’usager qui se procure un produit « peu cher » n’a peut-être pas le même intérêt de télécharger des applications qu’un usager qui paie le prix pour un « smartphone » qu’il juge de qualité.
Au final, une application c’est populaire?
Au final, une application, dans la mesure où il s’agit d’un produit récent, est « populaire ». À la vitesse ou vont les choses et si on regarde la quantité importante de produits (tablettes et « smartphones ») qui propose le concept de l’application, la croissance de ce produit est plus qu’évidente.
Et si on regarder sur quoi développer, je dirais qu’à l’heure actuelle, malgré une réduction de sa part de marché avec le iPhone, Apple reste un incontournable pour le développement d’applications (téléphone intelligent et tablette).
Attendez de voir le lancement du iPhone 5, je prédis une remontée très importante pour ce nouveau chouchou marketing.
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