Experts en commerce électronique et solutions Web

Bonjour, je tiens tout d’abord à me présenter, Julie Thério, je suis la nouvelle coordonnatrice marketing chez umen innovation. Il me fera plaisir de partager, dans le cadre de mes fonctions, les dernières nouveautés, conseils et réflexions liés : au e-commerce, aux stratégies web, aux réseaux sociaux et à la mobilité (sur notre blogue et nos réseaux sociaux). J’espère donc que vous aurez du plaisir à me lire et que j’aurai aussi la chance de vous lire. Chez umen, nous aimons partager nos idées, notre savoir-faire et vice-versa : n’oublions pas que c’est dans l’échange que les idées grandissent.

Pour ce premier article sur le blogue umen, j’ai pensé que d’introduire le concept de communication des entreprises via les médias sociaux allait de soi.  En effet, c’est ainsi que je me présente aujourd’hui.

Alors, je me lance, bonne lecture!

Réapprendre à communiquer

Depuis quelques années, notre perception de la communication a littéralement changé avec l’avènement des réseaux sociaux. Jamais n’avons-nous eu autant la chance de communiquer : je parle autant pour l’individu que pour l’entreprise. En fait, je dirais même que jamais les entreprises et les individus n’ont autant « jasé », ensemble.

Nous sommes dans une aire ou le consommateur peut réellement discuter avec l’entreprise. Si le modèle « traditionnel » proposait une campagne coupée au couteau, offrant un ensemble d’opérations dirigées et contrôlées, les actions marketing sur le Web sont maintenant revues en mode conversation.

Comment faire?

Ce matin, je lisais un article sur le site Infopresse (que nous avons d’ailleurs twitté @umen) qui faisait mention de la situation  des médias sociaux en grande entreprise (une étude menée par le cabinet de relations publiques National). En somme, les grandes entreprises comprennent les avantages de l’utilisation des médias sociaux, mais préfèrent une utilisation avisée ( plutôt en complément qu’en remplacement). D’ailleurs, une note de 4.7/10 est la moyenne accordée à son utilisation : une seule organisation aura accordé la note de 10/10.

Si les grandes entreprises sont plus réservées, c’est que nous sommes en plein basculement de paradigmes. La notion traditionnelle qui était autrefois la recette à succès ne s’efface pas aussi rapidement (dans l’esprit et les processus). Avec de nouvelles stratégies de communication sur le Web, on s’aventure sur des sentiers inexplorés ou l’instantanéité et l’improvisation sont monnaie courante dans la « gestion de la marque de l’entreprise ». C’est à mon avis la perte de contrôle qui effraye les entreprises et bien souvent, le manque de ressources.

Concrètement?

D’expérience, plusieurs entreprises (petites, moyennes et grandes) sont prêtes à franchir le pas, mais ne savent pas comment s’y prendre. Pour débuter, gérer ce genre d’opérations n’est pas un bonus en extra après une fin de journée, il s’agit véritablement d’une tâche concrète à prendre au sérieux. Il est donc important de mettre en poste des gens qui connaissent le Web, mais aussi votre produit. Vous ne laisseriez pas un inconnu qui ne connaît pas votre entreprise présenter une conférence sur vous, il s’agit de  la même chose pour la gestion de vos communications 2.0.

Deux autres points sont nécessaires : engagez véritablement la conversation et soutenez la conversation. Je vois bien souvent des comptes ouverts (facebook, Twitter) ou des blogues sans de mises à jour. Comment engager la conversation si vous parlez de façon sporadique (ne pas être au rendez-vous lorsque les autres y sont)? Si votre débit conversationnel est plus réduit par faute de temps, engagez la conversation moins souvent, mais soyez au rendez-vous.

Il est aussi nécessaire d’engager une conversation « réelle » et non de lancer des promotions et des offres uniquement. Évidemment, il est possible de promouvoir votre dernière promotion, mais c’est avant tout parce que vous êtes original, authentique et réceptif que les gens s’intéresseront à vous. Prenez par exemple Le Spa Eatman ou lululemon qui se distinguent par un contenu diversifié et distinctif.

Et pour ceux qui ne pensent pas avoir le temps et les effectifs et qui tardent à se lancer, je vous dirais que vous manquez là de nombreuses opportunités. Analysez vos processus et revoyez vos méthodes. N’oubliez pas qu’il faut se diriger là ou clientèle se trouve et je ne vous apprends rien, les gens… et bien ils sont sur le Web (ou sur leur mobile, mais il s’agit là d’une autre conversation). : )

À  bientôt, et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des commentaires.

Sources :

Article Infopresse : Les grandes entreprises demeurent réservées face aux médias sociaux

Enquête : Réalité Numérique 2011

Ce n’est pas sans péripéties que je ne me suis rendu à San Diego pour assister à la plus grande conférence de eCommerce. Comme vous le savez, dès 12h01 AM mardi, les employés de soutien d’Air Canada étaient en grève. Étant un geek affirmé, j’ai bien entendu tout confirmé via les services en ligne (avec en prime un bug et deux appels au service à la clientèle totalisant 2 heures d’attente, on jase). Toutefois, des rumeurs ont laissé entendre que certains pilotes ou autres membres des équipes auraient, par solidarité, retarder quelques vols de ce matin. Disons qu’avec 30 minutes de retard, on mettait en jeu ma correspondance. En effet, arrivé à Toronto, on m’informe que je vais arriver à San Diego à …23h! Et puis finalement, un coup de chance, je me trouve dans l’avion. Ouf!

Les vraies conférences débutent demain, soit le 15 juin. Aujourd’hui, c’était des ateliers et l’ouverture du centre d’exposition. Je n’ai pu assister aux ateliers du matin, mais j’ai quand même mis la main sur les présentations que j’ai regardées de façon approfondie. Très honnêtement,  je n’y ai pas découvert de grandes révolutions À la limite, cela ressemblait plutôt à des “sales pitchs” que du contenu à valeur ajouté. Certes, il y avait des cas pratiques, mais il me semblait tout de même que l’information était biaisé – dans le sens du fournisseur.

Quelques “cue” quand même intéressant à se rappeler

Lorsque l’on fait une refonte d’un site de eCommerce, il est important de définir des objectifs précis et de s’y tenir. Il est aussi  très important de regarder vers le futur et de planifier la refonte en fonction des besoins éventuels de notre clientèle et de ce que peut offrir la compétition en termes de fonctionnalités. Il faut donc de se faire un bonne liste de “nice to have” ou bien de ne pas avoir peur de planifier son projet en plusieurs phases. Vouloir tout faire, tout de suite, peut mener à oublier de passer en mode évolution (en concevant une phase unique). L’indicateur de performance est aussi important dans le processus de mise en place d’un site de eCommerce (et de tout autre solution web d’ailleurs).

Un autre aspect intéressant, et là je prêche pour notre paroisse, mais il s’agit pour le commerçant de se concentrer sur ses expertises, « core business » et de s’attarder à  en faire la promotion. En somme, opérer le site et livrer les commandes, plutôt que de vouloir tenter de développer de nouvelles expertises en technologie en développant à l’interne. Cela dit, je trouvais ce point un peu biaisé, compte tenu que le présentateur était un fournisseur de solutions de commerce. Entre nous, il y a des cas où cela peut être pertinent mais l’essentiel c’est de se poser la question et de valider qu’il y a un modèle d’affaire rentable derrière l’opération.

Ateliers sur le SEO et les réseaux sociaux

Ces deux derniers ateliers ont été plus intéressants. Bien qu’il n’y avait pas tant de nouveau contenu, je comprends qu’il n’est pas évident de réinventer la roue à tous les jours. Cela dit, il est quand même bon de se rappeler certains principes que l’on peut rapidement oublier.

Les utilisateurs passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (rien de nouveau), mais c’est souvent fait en mode « multi-tasking », donc l’attention n’est pas nécessairement soutenue; surtout avec du contenu qui a une moins grande valeur pour eux. Plus de 100 millions d’informations se partagent par jour; excluant les fonctionnalités like de facebook. On peut donc imaginer les quantités d’informations générées à chaque jour. Dans tout ce contenu, on trouve de belles opportunités pour le référencement du contenu (on parle ici plutôt de Twitter que de facebook, facebook ne permettant pas d’afficher les données dans les résultats de recherche). Bien qu’il y ait des tags “no follow”, donc pas de “vote” en termes de lien entrant pour le « link building », il reste néanmoins que les résultats sont affichés dans les moteurs de recherche (dont Google).

Un aspect intéressant est l’influence de l’aspect social dans le classement des résultats de recherche; une tendance qui commence à s’installer de plus en plus. Souvent, dans les résultats, ce sont les « reviews » qui auront préséance.
Dernièrement, Google +1, similaire à la fonctionnalité “like” de facebook. Ces votes qui peuvent être fait sur le site Web et non plus directement dans Google, comme avant. Il y a fort à parier que l’aspect social prendra de plus en plus de place dans les résultats de recherche (ce qui est tout à fait logique d’ailleurs).

Dans la création de contenu à destination de Twitter, facebook ou des autres médias sociaux, il est important de penser au SEO (encore une fois un bon rappel), autant dans la description du profil que dans les mots clés qui sont utilisés dans les messages. Mais le plus important, c’est de s’assurer que le contenu est pertinent pour les utilisateurs et qu’ils voudront eux-aussi le partager.

Un aspect intéressant que j’avais tendance à regarder de façon plutôt négative, est le “posting automation” ; la publication de contenu automatisé. A mon avis, les réseaux sociaux contiennent le mot social pour une raison bien précise : l’échange d’informations entre deux personnes. Dans le cas du « posting automation »  on nous démontrait l’intérêt de proposer de nouveaux produits, des promotions et d’autres contenus intéressants pour le consommateur.

Il nous était aussi présenté la conception de plus d’un compte afin de segmenter le message (produits) et d’être ainsi plus pertinent. Je pense ici à l’exemple de Dell que l’on a abondamment parlé (segmentation de produits).  L’exemple peut-être tout aussi pertinent dans le cas de produits mode qui nous était amené. Il est, par exemple, possible de séparer la mode pour hommes, pour femmes et même pour enfants. En m’abonnant, je fais ainsi le choix de ce que je veux recevoir. Dans ce cas précis, on se rapproche de plus en plus du concept de l’infolettre (et je crois qu’il y a là quand même intérêt). Je ne parlerais pas de l’engagement des utilisateurs, car en réalité on leur dit : « Venez écouter ce que j’ai » sans nécessairement écouter en retour. Mais cette stratégie, seule, n’est pas gagnante à long terme.

Un autre élément  ramené sur la table est la nécessité de créer des fils RSS pour les différents contenus liés aux promotions et aux nouveaux produits (par exemple). D’une part, quelqu’un pourrait vouloir le mettre sur son site ou son blogue (alors vous êtes assez chanceux) mais ce qu’il a de très intéressant, c’est qu’il est possible d’ajouter des fils RSS dans Flipboard. Comme il est branché sur tous les médias sociaux, si l’utilisateur est aussi abonné à la page facebook et au fil Twitter, il est fort à parier que Flipboard prendra cette “story” avec une plus grande importance. Encore ici, je relais l’information, car je ne suis pas encore certain que c’est une stratégie gagnante sur le long terme.

Selon moi, c’est un concept intéressant et pour ce qui est des « posts » automatiques, je crois qu’ils ont leur place et qu’il faudrait en effet faire une plus grande intégration entre les sites d’eCommerce et les réseaux sociaux. Cela dit, le plus important c’est d’avoir une véritable stratégie derrière les actions et de ne pas utiliser un outil dédié à la conversation pour finir avec un discours unilatéral.

Analyse en directe

La dernière activité des ateliers était l’analyse de sites en direct, une activité qui s’est aussi vu au Webcom Montréal dans le passé et que je trouve très intéressants. Certains ont du courage d’aller présenter leur site…nous avons eu droits à une erreur 500…

Dans les analyses, encore une fois plusieurs bons rappels:

Il est important sur la page d’accueil de permettre à l’utilisateur de pouvoir décider très rapidement s’il est au bon endroit et s’il trouvera l’information qu’il cherche ou non. Donc de bien clarifier l’objectif du site sur cette page. Viser aussi des mots clés ciblés et ne pas tenter de vouloir tout mettre. D’une part, il y a une dilution en terme de points pour le SEO et cela peut rendre confus l’utilisateur qui doit prendre une décision très rapide (je continue ou je quitte).

Il est aussi important de rester constant dans la structure de navigation et ne pas présenter trop de surprises à l’utilisateur, ne pas changer les menus de places ou les faire apparaître et disparaître d’une page à l’autre.

Un élément que j’ai trouvé très intéressant venant de la part de spécialistes en SEO: les meta-keywords sont à conserver. On entend souvent qu’ils ne sont plus utilisés par les moteurs de recherche, etc. plusieurs disent qu’il vaut mieux les enlever pour diminuer le point des pages. Leur point étant qu’ils permettent de structurer le contenu : l’objectif même de la balise à son origine. De dire que cela va aider à mieux positionner dans un moteur de recherche comme Google ou Bing…sûrement pas. Cela dit, peut-être qu’ils aideront à mieux classifier le contenu dans un annuaire ou sur un site d’agrégation de contenu. Toutefois, l’approche que j’ai trouvée la plus intéressante est de les saisir pour un usage interne. Puisqu’il est important de choisir un mot clé principal (ou jeu de mots clés, si c’est une expression à plusieurs termes), puis 1 ou 2 mots clés de soutien ou dérivés et de les inscrire dans les META Keywords. Lorsqu’il y a une édition au niveau des contenus, titre, META description, etc. Une stratégie intéressante pour se rappeler ce que l’on doit parler et quels termes on doit tenter de placer dans la page.

Puis finalement, lors de la création de l’architecture du site, se baser sur une analyse des termes de recherche, autant sur le site à refaire que sur les moteurs de recherche. Par la suite, segmenter les informations en fonction des termes de recherches des utilisateurs pour faciliter la recherche d’information.

Hall d’exposition

Cette journée s’est soldée par un bref tour d’horizon du hall d’exposition, où il y a plus de 500 exposants. Espérons que le Salon eCom Montréal atteindra ce stade aussi un jour…bon je rêve un peu. Malgré tout, en effectuant un tour d’horizon rapide, j’ai pu constater que nous accusons un certains retard au Québec. Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir des fournisseurs de “fullfilment” et d’entrepôt au prochain salon eCom… Encore faut-il qu’il y ait des détaillants qui prennent assez au sérieux le eCommerce pour s’y lancer à fond.

Les exemples sont encore rares au Québec…

A demain!

De plus en plus d’entreprises implémentent le bouton « J’aime » de Facebook à leurs pages Web ayant du contenu susceptible d’être partagé par les utilisateurs. Et pour cause, quelques lignes de codes suffisent et Facebook s’occupe du reste ! Mais est-ce que cette solution simple est la plus optimale pour une diffusion virale de votre contenu sur le réseau social?

La réponse : pas vraiment. Le bouton « J’aime » dans son format le plus simple peut passer incognito auprès des amis Facebook des personnes qui l’utilisent. Il suffit de suivre le processus de publication de « J’aime » pour comprendre. L’utilisateur clique sur « J’aime » lorsqu’il voit quelque chose qui l’intéresse. Cette action récupère automatiquement l’URL et le titre de la page visible dans le navigateur (balise ), puis le publie sur le babillard dans « Activité récente ». Facebook a une limite d’affichage de 100 caractères pour la publication d’un « J’aime ». Si votre titre est plus long, le reste du texte ne sera pas affiché. Et c’est tout pour la publication! Aucun autre point d’accès. Ainsi, pour qu’un ami constate ce que j’aime, il doit venir sur mon babillard personnel. Les chances de diffusion virale sont alors très faibles.

Exemple d'un J'aime simple

Mais réjouissez-vous, il est possible d’aller beaucoup plus loin, en combinant le bouton « J’aime » au « Open Graph Protocol » (OGP). L’OGP utilise le principe du « metadata » (balise <meta>). Celles-ci permettent de contrôler, d’enrichir et d’optimiser  le contenu de votre page pour les réseaux sociaux qui utilisent ce protocole, comme Facebook, tout en conservant le contenu original de votre site Web. Cette combinaison équivaut à cliquer sur le bouton « J’aime » d’une page Facebook (« fan page »), créant une publication plus riche et plus visible sur le réseau social.

Suivons le processus de publication d’un « J’aime » sur Facebook avec l’utilisation du OGP. L’utilisateur clique sur « J’aime ». Cette action récupère le contenu des balises <meta> du OGP et le publie sur le babillard dans « Activité récente ». Jusque là, il n’y a pas beaucoup de différence, mais ça ne s’arrête pas là. Sous l’onglet infos, la publication apparaît dans « Goûts et intérêts », dans la catégorie d’intérêts dicté par la balise « type » du OGP (musique, livres, films, etc). La balise « type » est traitée en détail plus loin dans l’article.

Exemple de J'aime dans Goûts et Intérêts

En plus de devenir un intérêt, la publication apparaît enfin et surtout, dans le fil de nouvelle de la page d’accueil. Les amis des utilisateurs ont ainsi plus de chance de voir la publication du « J’aime », d’accéder et d’aimer la page en question de votre site web. On obtient une publication plus virulente, avec au moins trois points d’accès et de visibilité. Il est toutefois à noter que la visibilité entre utilisateurs de Facebook varie selon les paramètres de confidentialité choisis.

Exemple de publication sur le fil de nouvelles

Revenons maintenant à la mécanique derrière cette combinaison « J’aime » et OGP. Lorsque les balises <meta> de OGP sont intégrées dans une page web, le code du bouton « J’aime » récupère le contenu des balises, au lieu de scanner la page pour le contenu requis. Ceci permet d’avoir un plus large contrôle sur le contenu publié sur Facebook. Voici un exemple d’intégration des quatre balises OGP minimalement requises :

Exemple de balises meta OGP

On peut y inscrire le titre voulu (« title »), l’url de la page web et l’url d’une image du produit à diffuser. La balise « type » permet de catégoriser votre produit et est très importante pour la publication sur Facebook. Elle permet de classer la publication dans une des catégories de « Goûts et Intérêts » du profil Facebook.   Les objets de la balise « type » sont assez variés, allant des produits et divertissements (movie, book, album game, etc.)  aux types d’entreprises (company, cafe, bar, restaurant, etc).

En plus de ces quatre balises minimalement requises, plusieurs autres sont disponibles pour faire de la localisation géographique, pour spécifier des contacts, ou pour partager de l’audio et de la vidéo. Pour plus de détails sur l’intégration et les différents types de balises OGP, consultez le site du « Open Graph Protocol ».  Ou pour en savoir plus sur l’utilisation du OGP par Facebook, consultez « Facebook Developers ».

Est-ce qu’incorporer les commentaires faits sur vos produits et services dans les résultats de recherche vous intéresse ? Ça devrait en tous cas ! La recommandation sociale est un incitatif puissant à l’achat, surtout sur le Web. Bing et Facebook se sont lancés dans un partenariat avec pour objectif d’afficher les recommandations des internautes dans les résultats de recherche. Concrètement, en utilisant Bing, les internautes auront la possibilité de voir apparaitre dans les résultats les commentaires de leurs amis Facebook sur l’objet de leur recherche.

Cette nouvelle fonctionnalité n’est pas à prendre à la légère pour votre stratégie Web. Bing est un moteur de recherche qui monte, récoltant  grâce à son alliance avec Yahoo! près de 9% des recherches organiques au Canada et déjà 31% aux USA (cf. Comscore qSearch Juin 2010).  Si Google est toujours largement dominant au Canada, le moteur de Microsoft est bien parti pour s’installer sur le long terme et attirer de nombreux internautes.

Avec ce nouveau partenariat avec Facebook, Bing offre une manière unique d’augmenter la visibilité de votre offre, en s’appuyant sur la force de la recommandation sociale. En plus d’afficher des résultats basés sur les règles plus “traditionnelles” du référencement , Bing va maintenant faire ressortir des résultats plus “humains”, qui s’appuient sur les recommandations de votre réseau Facebook (les fameux “Like”).

Bing vous présente les recommandations de vos amis Facebook

Cette nouvelle fonctionnalité rajoute encore de l’importance à l’utilisation des médias sociaux dans votre stratégie Web. Le bouton Like de Facebook est maintenant utilisé pour de nombreuses applications sur Internet : produits sur vos sites, articles, médias Web… En tirer parti va devenir de plus en plus important pour augmenter votre visibilité.

Mais est-ce que celà vous touche vraiment ?

  • Vos consommateurs sont-ils des utilisateurs de Facebook (si ils sont agés de 15 à 34 ans, il y a des chances…)  ?
  • Vos produits sont-ils de nature à être recommandés sur les réseaux sociaux ?
  • Vos produits sont-ils fortement impactés par la recommandation sociale (sont-ils chers ? techniques ? impliquants ? liés au statut social ?..)

Si vous avez répondu oui à ces questions,  bienvenue dans le référencement social ! Deux stratégies de bases vous permettent d’augmenter rapidement le nombre de recommandations “Like” via Facebook.

Invitez Facebook sur votre site, en donnant la possibilité à vos visiteurs de “Liker” vos produits/services ou articles. Faites ainsi d’une pierre deux coups en obtenant directement des recommandations et en augmentant vos chances d’en obtenir d’autres au travers du réseau de vos “ambassadeurs”.

Créez votre page Facebook pour développer votre communauté de fans en ligne et inciter vos internautes à venir régulièrement évaluer vos produits et nouvelles, pour encore une fois augmenter le nombre de “like” pour votre offre et espérer mieux référencer votre offre.

Personnellement, je trouve qu’on touche là à quelque chose de très intéressant, de mixer l’efficacité d’un moteur de recherche avec la force de la recommandation sociale introduit encore une nouvelle dimension. Nul doute qu’une fois le système bien lancé, plusieurs personnes y trouveront un grand intérêt pour  valider une opinion, chercher de l’appui dans leurs choix ou se trouver des intérêts communs.

Verra-t-on se développer des stratégies de référencement basées sur des incitations à recommander des produits/services clés (les plus recherchés) ? Pourquoi pas ? Il est toutefois à noter que, en tant que tel, les résultats sociaux ne changent pas le référencement traditionnel, puisque les résultats s’affichent dans une section dédiée (“Liked by your Facebook friends”). Chose certaine en tous cas, cette nouvelle alliance renforce l’importance du roi des réseaux sociaux et donne à Bing une belle opportunité de grignoter des parts de marché à Google.

On se parlait dans le dernier post de marketing multi canal, ça tombe bien HMV vient de lancer sa nouvelle carte de fidélité au Canada : PURHMV. Le principe est maintenant connu, on achète des produits en magasins ou en ligne, on collecte des points dont on peut alors se servir par la suite à notre avantage. Mais là où ce programme de fidélité diffère, c’est qu’il ose sortir de la logique prix. Alors que beaucoup d’autres chaines spécialisées dans les produits culturels proposent des cartes donnant droit à des réductions contre un coût annuel pour la carte, HMV crée de la valeur ajoutée en se battant sur un autre axe : offrir des exclusivités à ses clients fidèles. En obtenant la carte (3$) et en collectant des points, vous aurez la chance d’obtenir des produits signés, des collectors, des invitations à des évèments ou des participations à des concours privés.  Second point intéressant, c’est une campagne relayée par les réseaux sociaux, dans le but de favoriser la diffusion virale et de  renforcer le sentiment d’appartenance communautaire.

PURHMV fidélise sa clientèle en sortant de la logique prix

C’est un programme que je trouve très pertinent, la montée du commerce en ligne rendant en effet difficile de se battre sur les prix, notamment face au géant Amazon. HMV a trouvé un moyen plus original de se démarquer et de limiter l’impact de la guerre des prix en ligne sur le niveau de la demande, en jouant sur la communauté. Et c’est bien ça la tendance du moment : le consommateur surexposé cherche une connexion avec la marque, avec laquelle il veut partager une culture. Dans un précédent post, nous parlions déjà de relativiser l’importance du critère prix en commerce électronique et de plutôt chercher à offrir une valeur ajoutée globale, cette initiative va complètement dans ce sens.  Sur la page Facebook du programme, Steve Dorman, Président d’Universal Home Studios Home Entertainment Canada, décrit l’idée ainsi : “PURHMV est un véhicule idéal pour canaliser la passion pour le cinéma qu’ont en commun Universal, HMV et ses clients”.

Sur Facebook, HMV communique sur les différentes offres exclusives offertes aux membres de sa communauté et laisse le soin à cette dernière de commenter et d’échanger ces informations.  L’entreprise profite également de cette plateforme pour faire la promotion de ses autres activités, dont hmvdigital.ca, sa plateforme de vente en ligne de produits digitaux (musique) qui vient également tout juste d’être lancée. HMV profite donc du sentiment communautaire créé pour appuyer sa promotion des ventes, en faisant de ses clients fidèles des ambassadeurs. Bien entendu, HMV propose également de suivre ces informations sur Twitter.

PURHMV renforce le sentiment communautaire sur Facebook

Pour le commerce électronique, il y a plusieurs leçons à tirer de cette initiative. D’abord, le critère prix n’est pas le roi absolu (au fait on sait même déjà qu’au Québec il passe derrière d’autres critères tels que le gain de temps et la facilité de comparaison des produits). Ensuite, il faut absolument réussir à créer une connexion avec votre marque, ce qui est facilité sur Internet. Le Web est définitivement social, tout comme le comportement actuel des consommateurs. Concrètement, cela veut dire que lorsque l’on pense commerce en ligne, on ne peut plus se concentrer uniquement sur le seul objectif de proposer un tunnel de conversion ergonomique pour maximiser ses ventes. Il faut profiter de l’expérience d’achat en ligne de l’internaute pour créer une connexion, renforcer son sentiment d’appartenance communautaire et l’inciter à devenir un ambassadeur de vos produits.