Solutions de gestion de site Internet et d'entreprises

De plus en plus, le commerce mobile s’installe dans vos rayons, vos consommateurs se promènent maintenant dans votre magasin les yeux fixés sur leur appareil mobile ! Des applications tierces telles que Google Shopper ou ShopSavvy trouvent par conséquent de plus en plus d’utilisateurs et sont une réelle menace pour vos ventes en magasins (imaginez avoir les vendeurs de vos concurrents constamment dans vos rayons). En proposant de trouver instantanément le meilleur prix en ligne offert par vos concurrents pour le produit que vous proposez, ces applications encouragent la fuite de vos clients. Ce sont actuellement les utilisateurs les plus jeunes (générations y et x) qui sont les utilisateurs les plus accros de services mobiles (voir cette étude de Motorola), d’où un potentiel effet de cohorte et donc un phénomène durable. Pour répondre à ces nouveaux comportements, vous avez 2 possibilités : travailler avec ces applications et/ou contrer le critère prix en offrant une expérience d’achat enrichie sur le point de vente avec votre propre application mobile.

Bien sûr, les applications telles que ShopSavvy vont dans le sens de ce que doit être le marketing d’aujourd’hui (information accessible et contrôlée par le consommateur, transparence de l’offre), reste qu’une telle facilité de comparaison pèse lourd sur votre offre en magasin. Ces applications répertorient automatiquement les produits des distributeurs en ligne (qui ont ajouté leur offre à la base Google), or ces derniers ont bien souvent des prix inférieurs aux vôtres. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez vous-aussi travailler avec ces applications, que vous soyez un distributeur local, en ligne, ou les deux.  Si vous ne proposez pas de produits en ligne, ShopSavvy vous propose par exemple de leur fournir une API pour qu’il puisse intégrer vos produits dans leur base de données et ainsi les rendres visibles aux yeux des nombreux utilisateurs de l’application (Shopsavvy a récemment étendu ses services au marché Canadien).

Le bon côté, c’est donc que vous avez une opportunité sans précédent d’élargir la visibilité de votre offre à travers ce 4ème canal de communication exponentiel. Le mauvais côté : vos clients sont plus exposés aux prix réduits de vos concurrents, y compris lorsqu’ils se trouvent au sein même de votre magasin. C’est ce dernier point qui justifie la seconde possibilité : développer votre propre application mobile pour les consommateurs qui se trouvent dans votre magasin. Développer une telle application permet en effet de créer une expérience plus engageante et de relativiser le critère prix, ce qui comme toujours constitue une arme concurrentielle de choix sur le long terme.Découvrez l'application mobile de Canadian Tire

Le défi est d’arriver à maintenir l’intérêt de vos consommateurs pour vos produits peu importe où leur regard se pose. Avec des applications mobiles, vous arriverez à cette fin en personnalisant leur expérience d’achat et en leur offrant des avantages exclusifs au moment où ils se trouvent sur le point de vente (grâce aux apports de la géolocalisation). Plusieurs services sont envisageables :

  • Rabais basés sur le nombre de fois où le visiteur est passé en magasin
  • Recommandations de produits basées sur ses historiques de navigation
  • Recherche de produits + indication du stock en magasin
  • Accès à des coupons et à des promotions basées sur la localisation du consommateur 
  • Présentation enrichie (ex : vidéo) du produit et commentaires des internautes (par scannage du code-barre ou prise de photo)
  • Fonctions de partage sur les réseaux sociaux
  • Etc.

En plus de l’aspect technique, il est essentiel de suffisamment informer vos consommateurs pour qu’ils aient le réflexe d’activer votre application lorsqu’ils se trouvent dans vos magasins (ou à proximité). A partir de là, vous avez une nouvelle corde à votre arc pour captiver vos clients et relativiser le critère prix grâce à une valeur ajoutée globale. A l’occasion du récent lancement de son application mobile, Canadian Tire a ainsi installé plusieurs PLV dans ses rayons pour signaler l’existence de ce nouveau service, à partir duquel il est possible de consulter les produits et les commentaires des internautes, tout en restant dans l’univers Canadian Tire.

Et vous ? utilisez-vous des applications tierces ? Envisagez-vous de développer la vôtre ? Faites part de vos expériences dans la section commentaires ci-desssous.

On se parlait dans le dernier post de marketing multi canal, ça tombe bien HMV vient de lancer sa nouvelle carte de fidélité au Canada : PURHMV. Le principe est maintenant connu, on achète des produits en magasins ou en ligne, on collecte des points dont on peut alors se servir par la suite à notre avantage. Mais là où ce programme de fidélité diffère, c’est qu’il ose sortir de la logique prix. Alors que beaucoup d’autres chaines spécialisées dans les produits culturels proposent des cartes donnant droit à des réductions contre un coût annuel pour la carte, HMV crée de la valeur ajoutée en se battant sur un autre axe : offrir des exclusivités à ses clients fidèles. En obtenant la carte (3$) et en collectant des points, vous aurez la chance d’obtenir des produits signés, des collectors, des invitations à des évèments ou des participations à des concours privés.  Second point intéressant, c’est une campagne relayée par les réseaux sociaux, dans le but de favoriser la diffusion virale et de  renforcer le sentiment d’appartenance communautaire.

PURHMV fidélise sa clientèle en sortant de la logique prix

C’est un programme que je trouve très pertinent, la montée du commerce en ligne rendant en effet difficile de se battre sur les prix, notamment face au géant Amazon. HMV a trouvé un moyen plus original de se démarquer et de limiter l’impact de la guerre des prix en ligne sur le niveau de la demande, en jouant sur la communauté. Et c’est bien ça la tendance du moment : le consommateur surexposé cherche une connexion avec la marque, avec laquelle il veut partager une culture. Dans un précédent post, nous parlions déjà de relativiser l’importance du critère prix en commerce électronique et de plutôt chercher à offrir une valeur ajoutée globale, cette initiative va complètement dans ce sens.  Sur la page Facebook du programme, Steve Dorman, Président d’Universal Home Studios Home Entertainment Canada, décrit l’idée ainsi : “PURHMV est un véhicule idéal pour canaliser la passion pour le cinéma qu’ont en commun Universal, HMV et ses clients”.

Sur Facebook, HMV communique sur les différentes offres exclusives offertes aux membres de sa communauté et laisse le soin à cette dernière de commenter et d’échanger ces informations.  L’entreprise profite également de cette plateforme pour faire la promotion de ses autres activités, dont hmvdigital.ca, sa plateforme de vente en ligne de produits digitaux (musique) qui vient également tout juste d’être lancée. HMV profite donc du sentiment communautaire créé pour appuyer sa promotion des ventes, en faisant de ses clients fidèles des ambassadeurs. Bien entendu, HMV propose également de suivre ces informations sur Twitter.

PURHMV renforce le sentiment communautaire sur Facebook

Pour le commerce électronique, il y a plusieurs leçons à tirer de cette initiative. D’abord, le critère prix n’est pas le roi absolu (au fait on sait même déjà qu’au Québec il passe derrière d’autres critères tels que le gain de temps et la facilité de comparaison des produits). Ensuite, il faut absolument réussir à créer une connexion avec votre marque, ce qui est facilité sur Internet. Le Web est définitivement social, tout comme le comportement actuel des consommateurs. Concrètement, cela veut dire que lorsque l’on pense commerce en ligne, on ne peut plus se concentrer uniquement sur le seul objectif de proposer un tunnel de conversion ergonomique pour maximiser ses ventes. Il faut profiter de l’expérience d’achat en ligne de l’internaute pour créer une connexion, renforcer son sentiment d’appartenance communautaire et l’inciter à devenir un ambassadeur de vos produits.

Aux États-unis, la stratégie multi canal est déjà fortement exploitée par les grandes chaines de magasins, qui y voient une opportunité d’augmenter leurs ventes en ligne et hors-ligne. Au Québec, où il est déjà estimé que plus de 40% des adultes québécois se renseignent en ligne avant d’aller acheter en magasin, intégrer le Web dans la stratégie marketing globale des distributeurs va rapidement devenir indispensable. Le secteur des vêtements et accessoires, particulièrement dynamique et qui fait déjà l’objet de la plus forte demande au sein des achats en ligne (14% du marché en 2009 selon le Cefrio), permet de bien illustrer les enjeux liés au marketing multicanal.

Dans le domaine de la mode, la vente en ligne est encore dominé par les “pure-players”. Selon une étude d’Internet Retailer menée aux Etats-unis, les grandes chaines de vêtements et accessoires n’attirent pour le moment (2008) que 40% des achats en ligne parmi les 500 acteurs les plus importants du pays. En ce qui concerne la communication, les sites de magasins les plus visités correspondent en revanche à ceux des grandes chaines (Old Navy, Gap, Victoria’s Secret…). Il y a une prise de conscience par les distributeurs de l’importance du Web comme outil de vente ou de communication dans le secteur de la mode. La concurrence va logiquement s’intensifier et il faut s’attendre à ce que les pionniers développent des avantages compétitifs solides en termes de service à la clientèle, de promotion des ventes et d’image.

Le fait d’offrir à la fois des magasins physiques et une présence en ligne permet de couvrir un plus grand ensemble de bénéfices clients et de répondre aux nouvelles manières de chercher de l’information sur le Web. Si le magasin physique permet aux consommateurs de faire du magasinage pour le plaisir (“de découverte”), de toucher et d’esssayer le produit, le commerce en ligne offre un plus haut niveau de personnalisation, un gain de temps et un aspect pratique indéniable. Il offre de plus aux internautes la possibilité de consulter les commentaires des autres usagers, de partager le produit et de se constituer des listes de souhait.

Avec une présence réussie sur le Web, vous augmentez les chances de diffusion virale des produits,  notamment grâce à l’intégration des réseaux sociaux dans votre site de commerce en ligne, avec par exemple les fonctions Like et Share de Facebook, Sharethis ou Twitter. C’est également l’opportunité d’augmenter la visibilité de votre offre en étant présent dans les résultats des moteurs de recherche et en bénéficiant de médias riches pour renforcer votre communication (par exemple grâce à l’apport de la vidéo ).

Magasinage social - le répertoire de MadmoiZelle

C’est aussi vous donner la chance de renforcer votre marque et la notoriété de vos produits grâce au pouvoir de la recommendation sociale, en favorisant le bouche à oreille avec les réseaux sociaux, en multipliant les interactions sociales sur votre site grâce aux API de réseaux sociaux telles que Facebook Connect ou Google Friend Connect, en vous faisant référencer par des communautés de passionnées et/ou d’experts sur des répertoires de magasinage (où les  internautes deviennent des aggrégateurs d’information en créant des listes de produits qu’ils estiment être indispensables, pour les partager avec le reste des internautes), par exemple MadmoiZelle shopping, en France ( ci-dessus).

De l’autre côté, le magasin physique permet de contrer les points faibles du Web. Par exemple, le fait d’offrir la commande en ligne avec cueillette en magasin constitue une option pour le client préoccuppé par la sécurité du paiement en ligne et par le prix de la livraison (voir notre précédent post ”l’abandon du panier d’achat est une opportunité“). Pour les consommateurs préoccupés par le fait de na pas pouvoir essayer le produit avant d’acheter, offrir de retourner le produit dans un magasin proche est aussi un contre efficace. Le multi canal vous permet de multiplier les occasions de contact entre votre offre et vos consommateurs, tout en maximisant les chances de finaliser les ventes.

Au niveau marketing, votre défi est d’arriver à faire efficacement le lien entre les différents canaux de communication et de distribution, pour maintenir et renforcer une image de marque homogène à travers les différents points d’interaction. Déjà on voit apparaitre des solutions originales qui permettent une synergie entre les différents canaux. Par exemple, l’implantation de bornes Internet dans les points de ventes physiques et à l’inverse la mise en place de chat avec le service à la clientèle directement à partir du site Web. Le ciel est la limite !

Ça fait toujours dur lorsqu’un potentiel acheteur place un nombre considérable de produits dans le panier d’achat, puis décide de quitter votre site de commerce en ligne sans finaliser sa transaction, comme ça ! Mais, et si ce n’était pas mauvais signe ? Les résultats d’une recherche universitaire, “the determinants of consumers’ online shopping cart abandonment“, indiquent que le fait pour un internaute de placer un produit dans le panier n’implique pas une intention d’achat immédiate. Je vous propose dans ce post d’isoler en particulier 2 éléments majeurs, que sont les motivations liées au plaisir de magasiner et au besoin d’organiser sa recherche.

Le plaisir de magasiner en ligne augmente le taux d’abandon car le fait de placer des produits dans le panier est plus engageant, donc plus fun pour l’internaute. Au cours de son magasinage en ligne, l’internaute va donc placer des produits dans les paniers de ses sites préférés, sans nécessairement prévoir de les acheter dans l’immédiat. Le besoin d’organiser sa recherche augmente le taux d’abandon car le consommateur prévoyant fait son magasinage de manière proactive. En plaçant les items dans le panier, il lui est plus facile de comparer les différents produits, en attendant d’être prêt à acheter. Il peut également vouloir attendre que le prix baisse (sur votre site ou ailleurs), tout en se mettant de côté les références qui l’intéressent. Donc si l’internaute quitte sa session de magasinage sans avoir acheté, ce n’est pas nécessairement parce qu’il a eu une mauvaise expérience ou parce qu’il n’aime pas assez vos produits, c’est souvent simplement lié à sa façon de magasiner. L’internaute peut laisser pour un moment son panier de côté, puis finaliser la transaction par la suite.

Pour le distributeur en ligne proactif, c’est le signal qu’il est temps de relancer le visiteur avec des incitatifs. Plusieurs options sont offertes: le reciblage publicitaire, pour recommuniquer (au travers d’un réseau de sites partenaires) au consommateur une offre sur le produit qu’il vient de consulter (à ce sujet voyez BV Media, ou la nouvelle application de “remarketing” de Google Adwords).  Sur votre site de commerce en ligne, les outils de personnalisation vous permettent de rappeler à votre visiteur les derniers produits qu’il a consulté, en lui offrant au passage une promotion sur le prix ou sur un achat groupé avec un produit complémentaire. Enfin, si l’utilisateur est identifié, vous pouvez simplement lui envoyer une offre par courriel.

Vous pouvez aussi avoir recours au marketing multi-canal. En effet, pour des raisons souvent liées au prix total ou à la crainte du paiement en ligne, certains consommateurs magasinent sur un site de commerce en ligne pour ensuite acheter en magasin.Parmi toutes les techniques possibles (carte de fidélité utilisable en ligne comme en magasin, relance pour annoncer un prix moins cher en magasin…) la solution toute désignée et facile de mise en oeuvre est d’offrir l’achat en ligne avec cueillette sur le point de vente, pour éviter au client les frais de livraison et de traitement (pratique très en vogue en ce moment).

Il faut relativiser l’indicateur “abandon du panier d’achat” et ne pas se jetter sur des conclusions hâtives du genre “il faut d’urgence améliorer l’ergonomie de mon site ” ou “lançons une grosse étude sur les prix de la concurrence”. Il se peut tout simplement que vos consommateurs se comportent comme décris plus haut et que la bonne décision à prendre se trouve au niveau de relances avec incitatifs. Au fait, la seule façon de totalement comprendre la situation est de faire un suivi de votre client sur l’ensemble du processus, du placement de son produit dans le panier d’achat jusqu’au moment de la transaction sur votre site ou en magasin. Si vraiment il n’y a aucunes transactions faites, alors oui il est peut-être temps de revoir l’ergonomie de votre étape transactionnelle, ou votre stratégie prix/produit.

Les ventes en ligne ont encore progressées au Québec selon les dernières statistiques du mois de Février, c’est une constante depuis plusieurs mois et c’est une excellente nouvelle. Mais l’impact positif d’un site de commerce en ligne ne s’arrête pas aux ventes en ligne ! Il a également une forte capacité à augmenter la visibilité globale de l’offre d’une entreprise, surtout sur le plan local.

Le commerce en ligne pour mieux ressortir sur la carte

Selon une synthèse de emarketer (à partir d’études de BIA/Kelsey et de ConStat), ce sont chez nos voisins Américains plus de 90% des magasineurs qui recherchent d’abord en ligne pour trouver un magasin local. Me direz-vous il suffit alors d’être présent dans des annuaires de recherche en ligne tels que les Pages Jaunes (consultées à hauteur de 48% parmi ces recherches) ! Oui, mais ce n’est certainement pas optimal, surtout dans un contexte de concurrence croissante. En particulier, une présence en ligne étoffée est indispensable à un bon référencement (multiplication des thèmes de recherche, optimisation SEO des produits, liens entrants et programmes d’affiliés…). Or, l’étude montre aussi que ce ne sont pas moins de 90% des recherches préalables qui sont d’abord faites via un moteur de recherche.          

Le site de commerce en ligne comme préalable à l’achat en magasin

Ce sont aussi 42% des interrogés qui ont déclaré affiner la recherche en comparant l’offre présentée sur les sites de commerce en ligne (au Québec, ce sont selon les dernières statistiques 38% qui adoptent ce comportement) avant de se rendre en magasin. Pour multiplier les opportunités d’accrocher une clientèle potentielle et lutter contre la concurrence, les entreprises doivent donc disposer d’un site de commerce en ligne (transactionnel ou non) attractif et penser “visibilité Web” :

  • Aspects sociaux du commerce en ligne : espaces de commentaires pour les produits, système de notation, outils de diffusion vers les réseaux sociaux
  • Affichage prioritaire de produits vedettes (promotions) en accueil
  • Stratégie de référencement solide et suivie
  • Proposition d’inscription à une infolettre
  • Incitatifs “multicanal” : annonce d’une offre en magasin ou d’un évènement, concours en ligne, possibilité de se constituer une liste d’achats imprimable en ligne, outil de localisation des détaillants les plus proches, page contact précise…
  • Web mobile : site optimisé pour les appareils mobiles, ciblages précis avec les coupons en ligne, inscription à des services de géolocalisation…

Plus que jamais, le commerce en ligne est stratégique, ayant un impact deux fois plus positif (vente en ligne + communication) sur le chiffre d’affaires des entreprises. La cannibalisation des réseaux de distribution peut encore être un problème pour certains secteurs (le risque étant d’exercer  une pression prix sur leurs propres réseaux physiques), mais une chose est sûre : au minimum, un site vitrine pour une présentation détaillée de votre offre est maintenant incontournable !