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Lors de mon dernier article de blogue portant sur le Web social, je vous parlais de l’importance d’agir sur les réseaux et d’y entretenir une rigueur dans la ponctualité de vos communications. Je vous mentionnais que les gens qui n’y participent pas ou qui y engagent que très rarement la conservation (entreprises) manquent à mon avis le bateau.

Tout dernièrement, je lisais un article dans Marketing QC sur le sujet qui portait un titre fort accrocheur : lâchez Facebook et occupez-vous de votre site! Vous devez sûrement vous demander si une personne qui croit beaucoup au social sur le Web est d’accord? Ma réponse est oui et voici pourquoi.

Système solaire

Tout premièrement, je commencerais en disant que le Web c’est un système solaire. Une allégorie qui provient de Michelle Blanc et qui depuis 2009 m’est restée en tête.

Toutes les planètes sont interreliées et communiquent entre elles. Cela dit, vous avez un soleil principal dont vous devez prendre soin (site web*) pour nourrir vos planètes en rotation (médias sociaux). C’est ainsi que vous pouvez bien développer votre contenu « social » en créant un point d’ancrage, à la base de votre marque.

Je pourrais faire aussi cette analogie: assurez-vous d’avoir des restaurants, boutiques, magasins qui correspondent à votre vision marketing avant de déployer une campagne traditionnelle d’envergure. Il s’agit « pratiquement » de la même chose sur le Web.

Les réseaux sociaux, ce n’est pas juste de l’information

Selon l’étude KubasPrimedia : « 77 % des consommateurs canadiens visitent «souvent» ou «parfois» les sites web des détaillants pour obtenir de l’info sur un produit en particulier, alors que 71 % visitent les sites des fabricants. Seulement 27 % emploient les médias sociaux pour trouver de l’information, et 23 % s’en remettent aux blogues ».

Ce que l’on fait ressortir de l’étude, c’est le volet informatif, mais on oublie que les gens sur les réseaux sociaux sont aussi à la recherche de divertissement. C’est d’ailleurs cette volonté de combiner de l’information et du divertissement en format « communication bilatérale » qui rend le concept des réseaux sociaux unique.

Si on arrive à concevoir une bonne communication qui amène les gens à s’intéresser au produit, le comportement de l’acheteur vers votre site ou une application d’achat (en version mobilité) se fera naturellement : « Je parle avec toi, tu viendras surement me voir, je te suis sympathique et tu me sembles accessible ».

En résumé on met de l’effort sur les médias sociaux?

Oui absolument, mais il ne s’agit pas de l’unique solution pour développer sa marque sur le Web et je crois sincèrement que c’est ce que nous devons retenir de l’enquête.

J’ai bien aimé le commentaire d’Ed Strapagiel, premier vice-président de KubasPrimedia sur l’enthousiasme du Web social qui proviendrait, selon lui, de gens œuvrant dans l’industrie (que j’appelle communément les influenceurs). Parce qu’en effet, nous devons garder en tête de développer des stratégies qui suivent les nouveaux courants, mais qu’il est nécessaire d’écouter le consommateur et de comprendre où il se situe dans son processus.

Une question d’équilibre finalement!

*Dans le cas de la vision de Michelle Blanc, il s’agit d’un blogue de préférence et non d’un site Web. A cet effet, je crois que le blogue peut s’intégrer dans la rotation autour du site principal (surtout dans les cas de sites en e-commerce qui requiert une structure solide et importante). 

Pour ceux qui m’ont déjà lu, j’ai, au courant des quatre couvertures précédentes, rédigé des textes très inspirés et détaillés, révélant ainsi les détails de mon calendrier d’activités en Californie. Dans le but de synthétiser cette semaine bien remplie, je conclus avec un billet qui résume les courants à surveiller dans le domaine du commerce du détail.

Les tendances et courants à surveiller

Multicanal

À retenir, assurez – vous de proposer une constance et une cohérence pour tous vos canaux et pour l’ensemble de vos approches (application mobile, site Web, page Facebook, magasin (dans le Web, on a tendance à oublier le canal principal) etc.). Par exemple, si vous proposez des dialogues très ouverts sur vos réseaux sociaux, assurez-vous d’offrir un site qui offre cette même latitude (site 2.0).

À retenir : Pour la chaine Walgreens, un utilisateur qui emploie plusieurs canaux est trois fois plus payant.

Mobilité

La mobilité se résume à ceci : SMLR (social,mobile, local et realtime). Si à l’heure actuelle, dans le domaine du commerce au détail, on sait localiser notre client (via sa recherche sur le mobile), on ne lui offre malheureusement pas (ou peu) les inventaires des produits selon sa localisation : ce qui réduit évidemment la qualité de l’expérience.

Dans un autre ordre d’idée, en ce qui concerne le choix d’une entreprise d’investir pour une application ou pour un site Web mobile, la décision dépend du positionnement de la marque et de la force de son « branding ». Cela dit, nous pouvons tout de même mentionner que l’avantage du Web mobile est qu’il est indexable dans les moteurs de recherche, en comparaison à une application mobile.

L’expérience mobile doit aussi se continuer en magasin, pour perpétuer l’engagement que l’entreprise a créé avec le consommateur. Prenons l’exemple des « reviews », qui sont des commentaires reliés à des produits observés en magasins.

À titre indicatif, deux petites lectures sur le phénomène de la mobilité :

3 solutions Web mobile clés pour les détaillants

Tenir compte des spécificités du marketing mobile

Commerce social

Si nous devons retenir une chose, c’est que le magasinage est un événement social. Si ces dernières années, le processus d’achat s’effectuait en solo, nous pouvons dire que les réseaux sociaux ont remis au goût du jour l’échange et la communication qui accompagne le processus d’achats. C’est d’ailleurs une panoplie de nouveaux outils qui assurent maintenant cette nouvelle « réappropriation sociale » de l’achat. Quelques exemples :

  • Happening virtuel qui offre la possibilité à l’usager d’échanger dans le cadre d’un événement en ligne (et qui implique de s’y inscrire pour y participer). L’objectif est de créer un rapprochement avec la clientèle.
  • Facebook connect est une fonctionnalité qui permet à un site Web de se connecter à Facebook, créant ainsi une passerelle entre le site et le réseau.
  • La conception d’outils pour faciliter l’achat de cadeaux en groupe, notamment avec l’outil en ligne ebay Group Gifts
  • Insérer un panier d’achats à même Facebook, liant l’aspect conversationnel et le processus d’achat en ligne traditionnel.

Ventes privées

Un phénomène encore peu connu au Québec (Canada) et qui fait déjà un malheur aux États-Unis est le concept des sites de ventes privées.

Il s’agit là d’une grande opportunité d’affaires pour de nombreuses entreprises. En effet, ce type de magasinage, qui offre des produits à bas prix et à quantité limitée, est un filon non négligeable.

En effet, en offrant un produit à très bas prix et à quantité limité, on déclenche chez le consommateur l’impulsion d’achat et le sentiment d’avoir fait « la bonne affaire ».

C’est d’ailleurs un des facteurs qui fait que le client devient fidèle et qu’il revient fréquemment jeter son coup d’œil, en espérant tomber sur la pièce ou le produit qu’il aura le privilège de se procurer.

À titre d’exemple, une entreprise montréalaise qui propose ce service pour des produits mode et beauté de marque, beyound the rack.

En résumé

Le commerce en ligne est littéralement en mode évolution, c’est en fait la fusion des canaux qui redéfinit ultimement les nouvelles expériences d’achats en ligne. C’est également un lieu où les opportunités à saisir sont encore multiples. Il faut cependant rester alerte et bouger vite, car la compétition n’est plus locale, mais globale et comme le disait Christopher Payne de eBay : « le gain des parts de marchés en ligne se fait au détriment des parts de marchés chez des concurrents ». Espérons qu’il n’y ait pas une trop grosse fuite commerciale vers les États-Unis avec notre dollar à parité.

C’est aujourd’hui que ces 4 journées de conférences très intéressantes se terminent. Fidèle à mon habitude, je ferai mon résumé quotidien, puis d’ici quelques jours, je ferai un récapitulatif de ce qui me semble être l’essentiel. Évidemment, puisqu’il y a eu beaucoup de contenus, je tâcherai d’être plus synthétique que je l’ai été pour les résumés des différentes journées. Puisque c’était la dernière journée, je dois avouer qu’il y avait un lot de contenu qui revenait, mais bon après 4 jours, il est normal qu’il y ait un peu de redondance.

Comment profiter des médias sociaux

En dépit du fait que le nom de la conférence parlait d’innovation, il y a eu quelques éléments intéressants, mais on n’y trouvait rien de très innovant ou de révolutionnaire. Un petit rappel de base: avant d’être sur les réseaux sociaux et d’y faire de gros investissements, il faut s’assurer que son site est Web 2.0. On assure ainsi la continuité et  la cohérence dans nos stratégies.

D’ailleurs, une stratégie intéressante que je n’ai pas beaucoup vue beaucoup au Québec est l’organisation d’événements virtuels sur facebook.  Il s’agit d’ un happening ou on invite les clients à un moment X pour échanger sur un thème: prenons l’exemple d’une vente qui risque d’attirer beaucoup de clients. Durant ces événements, l’important est de focaliser à 100% sur les clients et leurs intérêts et non pas de leur vendre à tout prix (cela viendra forcément). En gros, les points importants dans l’organisation d’un tel événement sont les mêmes que pour un événement physique, mais bon les voici:

  • Avoir un thème ou un rassembleur pour les clients. Une vente de retour à l’école, discuter
    du nouveau site Web, de la nouvelle collection, etc.
  • Avoir une date et une heure précise pour la tenue de l’événement, spécifier dans
    l’invitation qu’il s’agit d’un événement virtuel.
  • Faire tirer un prix aux participants (une carte-cadeau ou un article du magasin).
  • Exiger que les participants confirment leur présence (obligation pour être éligible au tirage). Cela fera rayonner votre événement auprès du réseau de la personne qui participera et pourra attirer de nouvelles personnes.
  • Avoir des règles claires pour le tirage (par exemple, le gagnant doit être présent pour gagner).

Durant l’événement, il est super important d’être authentique et d’entrer en discussion avec les membres présents, comme s’ils étaient présents en personne (l’exemple donné est celui de organize.com).

De façon générale, il ne faut pas tenter de vendre sur facebook, via la fan page, mais plutôt de vous présenter comme entreprise pour aller chercher leur engagement. Il faut amener les membres à vouloir acheter de l’entreprise et non pas de pousser un message commercial sur ce canal. Je l’ai déjà dit, mais un élément important est l’authenticité pour rejoindre le consommateur. Ainsi, vous pouvez mettre en valeur certains employés, mettre des photos des bureaux, de l’entrepôt, etc. Montrez de l’information plus “personnelle” de  l’entreprise comme le ferait un ami sur facebook.

Une autre tactique pour intéresser les membres pour faire  l’acquisition de nouveaux est de faire tirer de petits articles. Cela à deux effets : premièrement, tout le monde est content de gagner quelque chose et puis cela les mettra en lien avec votre entreprise. Ils pourront tester la rapidité de la livraison, par exemple.

Afin de capter l’attention du client, il est intéressant de développer du contenu relié aux produits vendus, qui ont une valeur ajoutée pour les consommateurs. L’exemple donné est celui de Drs Fosters, qui vend des produits pour les chiens. Ils ont développé des contenus à très forte valeur ajoutée : un vétérinaire fait des capsules informationnelles sur certains médicaments (entre autres). Les consommateurs ont envoyé plusieurs messages pour les remercier d’avoir mis ce complément d’information, car souvent les consommateurs oublient la raison de la prise de médicament ou l’effet que cela provoquer sur leur animal. Puisque ces vidéos sont aussi  disponibles sur youtube, ils sont aussi rendus disponibles à des consommateurs potentiels, qui n’ont aucune connaissance de la marque.

L’exemple donné est sous format vidéo, mais, peu importe le support utilisé, si le contenu est intéressant, qu’il a une valeur pour le consommateur, il aura aussi tendance à vouloir le partager. Il faut donc s’assurer qu’il puisse l’être facilement. Finalement, si le contenu a assez de valeur, il y a plus de chances que cette information, lorsqu’elle est envoyée par courriel (ou autres), ne soit pas perçue comme étant un pourriel.

Applications mobiles

Un autre sujet qui me passionne! Laurenm Freedman de e-tailing group nous a présenté les résultats d’un sondage effectué auprès de 1000 utilisateurs de téléphones intelligents. Ce qui ressort au niveau de l’utilisation actuelle est (dans l’ordre) :

  • Information sur le détaillant (localisations des magasins, heures, etc.)
  • Recherche de spéciaux sur des produits spécifiques
  • Recherche de produits ciblés
  • Consulter des commentaires de produits
  • Consultation de l’inventaire en magasin (peu offert)
  • Utilisation d’un engin de comparaison de prix

Selon moi, au Québec, l’ordre serait le même, mais avec une très grande proportion pour le premier. Pour le reste, il y a peu d’offres mobiles au Québec, il est donc difficile de pouvoir trouver cette information.

Les plus gros défis rencontrés (selon les utilisateurs sondés) dans le développement d’une application mobile est l’utilisabilité, afin d’assurer une expérience de qualité qui est adaptée au mobile. Vient par la suite la sécurité pour le paiement via une carte de crédit et la rapidité des applications.

Les fonctionnalités les plus déficientes, sont la vérification de la disponibilité de l’inventaire en magasin, l’achat de façon plus spécifique (l’achat d’un cadeau est le cas qui pose le plus de défis).

Les catégories où les achats mobiles sont les plus élevés sont :

  • livres et magasines (37%)
  • Billets de spectacles, films (31%)
  • Vêtements et accessoires (26%)
  • Musique, vidéos, DVD (26%)
  • Livres numériques (24%)

Lors du développement d’une application mobile, il est primordial de garder en tête que l’utilisateur consultera cette dernière ou le site Web mobile… sur son mobile (c’est l’évidence). Ceci étant dit, il faut être logique dans la présentation et la priorité des contenus. De ce fait, il est important de mettre en évidence un numéro de téléphone pour rejoindre le service à la clientèle et que ce dernier soit cliquable afin de permettre d’utiliser la fonction appel du téléphone. Aussi, il n’est pas nécessaire de mettre de l’avant des fonctionnalités pour consulter son compte. Cela ne risque pas d’être l’activité première sur le mobile, donc cette option peut être mise en second plan.

Comme je l’ai déjà mentionné à plusieurs reprises dans les autres billets, il est important d’être constant dans l’expérience avec les autres canaux de communications avec les utilisateurs. Autrement, l’utilisateur ne s’y retrouvera tout simplement pas.

Voilà que s’achève la conférence. Comme je le disais en introduction, suivra sous peu, un bref résumé des points saillants.

 

Bonjour, je tiens tout d’abord à me présenter, Julie Thério, je suis la nouvelle coordonnatrice marketing chez umen innovation. Il me fera plaisir de partager, dans le cadre de mes fonctions, les dernières nouveautés, conseils et réflexions liés : au e-commerce, aux stratégies web, aux réseaux sociaux et à la mobilité (sur notre blogue et nos réseaux sociaux). J’espère donc que vous aurez du plaisir à me lire et que j’aurai aussi la chance de vous lire. Chez umen, nous aimons partager nos idées, notre savoir-faire et vice-versa : n’oublions pas que c’est dans l’échange que les idées grandissent.

Pour ce premier article sur le blogue umen, j’ai pensé que d’introduire le concept de communication des entreprises via les médias sociaux allait de soi.  En effet, c’est ainsi que je me présente aujourd’hui.

Alors, je me lance, bonne lecture!

Réapprendre à communiquer

Depuis quelques années, notre perception de la communication a littéralement changé avec l’avènement des réseaux sociaux. Jamais n’avons-nous eu autant la chance de communiquer : je parle autant pour l’individu que pour l’entreprise. En fait, je dirais même que jamais les entreprises et les individus n’ont autant « jasé », ensemble.

Nous sommes dans une aire ou le consommateur peut réellement discuter avec l’entreprise. Si le modèle « traditionnel » proposait une campagne coupée au couteau, offrant un ensemble d’opérations dirigées et contrôlées, les actions marketing sur le Web sont maintenant revues en mode conversation.

Comment faire?

Ce matin, je lisais un article sur le site Infopresse (que nous avons d’ailleurs twitté @umen) qui faisait mention de la situation  des médias sociaux en grande entreprise (une étude menée par le cabinet de relations publiques National). En somme, les grandes entreprises comprennent les avantages de l’utilisation des médias sociaux, mais préfèrent une utilisation avisée ( plutôt en complément qu’en remplacement). D’ailleurs, une note de 4.7/10 est la moyenne accordée à son utilisation : une seule organisation aura accordé la note de 10/10.

Si les grandes entreprises sont plus réservées, c’est que nous sommes en plein basculement de paradigmes. La notion traditionnelle qui était autrefois la recette à succès ne s’efface pas aussi rapidement (dans l’esprit et les processus). Avec de nouvelles stratégies de communication sur le Web, on s’aventure sur des sentiers inexplorés ou l’instantanéité et l’improvisation sont monnaie courante dans la « gestion de la marque de l’entreprise ». C’est à mon avis la perte de contrôle qui effraye les entreprises et bien souvent, le manque de ressources.

Concrètement?

D’expérience, plusieurs entreprises (petites, moyennes et grandes) sont prêtes à franchir le pas, mais ne savent pas comment s’y prendre. Pour débuter, gérer ce genre d’opérations n’est pas un bonus en extra après une fin de journée, il s’agit véritablement d’une tâche concrète à prendre au sérieux. Il est donc important de mettre en poste des gens qui connaissent le Web, mais aussi votre produit. Vous ne laisseriez pas un inconnu qui ne connaît pas votre entreprise présenter une conférence sur vous, il s’agit de  la même chose pour la gestion de vos communications 2.0.

Deux autres points sont nécessaires : engagez véritablement la conversation et soutenez la conversation. Je vois bien souvent des comptes ouverts (facebook, Twitter) ou des blogues sans de mises à jour. Comment engager la conversation si vous parlez de façon sporadique (ne pas être au rendez-vous lorsque les autres y sont)? Si votre débit conversationnel est plus réduit par faute de temps, engagez la conversation moins souvent, mais soyez au rendez-vous.

Il est aussi nécessaire d’engager une conversation « réelle » et non de lancer des promotions et des offres uniquement. Évidemment, il est possible de promouvoir votre dernière promotion, mais c’est avant tout parce que vous êtes original, authentique et réceptif que les gens s’intéresseront à vous. Prenez par exemple Le Spa Eatman ou lululemon qui se distinguent par un contenu diversifié et distinctif.

Et pour ceux qui ne pensent pas avoir le temps et les effectifs et qui tardent à se lancer, je vous dirais que vous manquez là de nombreuses opportunités. Analysez vos processus et revoyez vos méthodes. N’oubliez pas qu’il faut se diriger là ou clientèle se trouve et je ne vous apprends rien, les gens… et bien ils sont sur le Web (ou sur leur mobile, mais il s’agit là d’une autre conversation). : )

À  bientôt, et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des commentaires.

Sources :

Article Infopresse : Les grandes entreprises demeurent réservées face aux médias sociaux

Enquête : Réalité Numérique 2011

Je me suis rendu compte, après coup, que j’avais été  très prolifique dans la rédaction de ma couverture de ma première journée. Je suis désolé mais les journées sont tellement chargées et les contenus si intéressants qu’il est difficile de couper dans l’information. Voici donc le résumé de cette deuxième journée.

Keynote de Christopher Payne

Aujourd’hui, c’était l’ouverture officielle de la conférence. Une ouverture très intéressante avec Christopher Payne, le président nord-américain pour eBay. Cette conférence nous informait du chemin que prendra eBay dans les prochaines années avec leur plateforme x.commerce. Il nous parlait entre autre: de commerce 3.0 (on aime ce genre de “buzz word” qui finit par avoir de multiples définitions), de son point de vue du “shop everywhere and everytime” et de la mobilité. Ultimement, lorsque les gens ne sont pas à leur ordinateur…ils veulent quand même magasiner.

Il y a de multiples occasions pour passer en mode achat: en attendant le métro, dans l’autobus ou même dans un café. Il est cependant essentiel que le système soit bien intégré pour que l’utilisateur puisse  terminer l’opération sur son ordinateur ou sur son mobile: ce qui amène évidemment un changement de paradigme. Concrètement, le consommateur en circulation peut se diriger vers votre point de vente, s’il voit avec son mobile un produit qui lui plaît et qu’il désire consommer. La gestion de votre inventaire en version mobile devient donc cruciale. Elle l’était évidemment en version Web mais aujourd’hui l’action dans le temps réel accroit son importance.

Un autre point majeur est le volet localisation. Ce qui manque aujourd’hui à eBay et qu’ils ont comblé en achetant Milo.com, c’est d’avoir les inventaires des magasins. Ce qu’ils désirent développer, c’est sensiblement le même concept qu’Amazon avec leur marketplace et leurs annonces (j’en parle d’ailleurs un peu plus loin). Maintenant, il sera  possible d’afficher dans les résultats de recherches les magasins à proximité ou le produit choisi est disponible. Ainsi, ceux qui ne veulent pas attendre pourront se déplacer pour un achat sur place.

Selon eBay et plusieurs autres d’ailleurs, le eCommerce, c’ est quelque chose de social. Nous avions l’habitude d’aller magasiner en groupe, de discuter de “ce qui fait et qui ne  fait pas” et de suggérer ses goûts et idées (peut-être plus les filles que les gars…mais bon). Cet aspect a été un peu perdu avec le Web mais l’arrivé  des médias sociaux répond à ce besoin. D’ailleurs, eBay lancera prochainement une application qui permettra le partage d’ une liste d’achats avec ses amis sur facebook et même de leur demander leurs commentaires. Du vrai social!

eBay a aussi mis sur pied un projet groupgifts.ebay.com qui permet à un groupe d’offrir un cadeau à un ami pour sa fête. Le concept est simple: mobiliser plusieurs personnes à donner un petit montant pour acheter un plus gros cadeau qu’en solo. Encore là, une belle application du “social commerce”!

En bref, Christopher Payne a voulu démontrer que eBay était l’ami des “retailers” et non pas leur compétiteur. eBay donne ainsi un service complet aux commerçants pour que ces derniers puissent augmenter leurs ventes.

Connected TV

Une petite conférence très intéressante qui nous parlait de l’avenir de la télévision connectée. Ce qui en ressortait, c’est que les différents modèles d’affaires sont à revoir; notamment avec Google TV qui ne peut pas rendre disponible certaines émissions en “streaming” mais que l’on peut visionner sur son PC ou sur un iPad. Probablement que cette situation provient de la télévision: puisqu’il est difficile de faire accepter que ce ne soit  pas le même canal de distribution. En parlant de modèle d’affaires à revoir, il y a celui de la publicité à la télévision. La majorité de la publicité n’est pas encore ciblée mais avec la télévision connectée au Web (et les tablettes), il sera possible de cibler et de créer une interaction.

Il était aussi mentionné que la télévision devrait commencer à interagir avec les tablettes, compte tenu que près de 70% de ses utilisateurs s’en servent pour regarder la télévision. De plus, au  niveau des services liés à cette nouvelle façon de faire, on pense à offrir: un complément d’informations, une publicité qui n’arrête pas l’émission en cours ou même la possibilité de commenter directement sur les médias sociaux à partir de la télévision. Il va s’en dire qu’il existe un infini de possibilités.

Il y a par la suite eu un petit débat entre les deux interlocuteurs sur ces différents sujets.

Est-ce que Google va sauver l’industrie de la TV ?

Un des intervenant mentionnait que pour Google, ce n’est pas vraiment son “core business”et qu’ ils n’ont pas vraiment lancé de nouveaux contenus (comparativement à Samsung pour qui la télévision est médium naturel). Cela dit, il ne faut pas négliger Google qui a une masse critique de développeurs et d’applications. Pour ce qui est d’un Apple TV, j’attends vraiment que les applications arrivent sur la TV et que je puisse avoir accès à plus de ressources en “streaming” (ici le choix d’Apple qui aime contrôler risque de rendre le temps de production  plus long que Google).

Est-ce que Netflixx va devenir le plus gros joueurs dans la location de films ?

Bonne question, ils doivent tout de même avoir 18M de nouveaux abonnés pour en conserver 6M à la fin! Ils ont donc un grave problème de rétention. Aussi, puisqu’on ne les voit pas d’un très bon oeil (par les créateurs de contenu), il est possible qu’on ne voit pas beaucoup de nouveaux contenus y surgir. Cela dit, ils sont tellement présents sur plusieurs plateformes, qu’il est possible de regarder leur contenu de partout: ce qui leur donne un énorme avantage sur un Apple par exemple.

Arianna Huffington

Sa conférence m’a moins accroché en ce sens où elle nous a beaucoup parlé de l’historique du journal. Il y avait plusieurs éléments intéressants mais ce n’est définitivement pas mon coup de coeur.

Elle mentionnait que l’authenticité est d’importance sur le Web (rien de nouveau sous le soleil), que de plus en plus de compagnies font des campagnes en utilisant une cause pour engager les consommateurs. Son explication est que nous sommes tellement connectés (sur Internet) que nous avons besoin de nous déconnecter pour entrer en relation avec d’autres personnes. Enfin bref,que ce sont les causes qui nous aident à trouver un but à ce que nous faisons,  à développer un monde meilleur.

Intégration du mobile dans une stratégie multi-canal

En 2014, il devrait y avoir plus d’utilisateurs mobiles que de desktop sur Internet (aux États-Unis mais au Canada cela risque d’être plus long). Il est important d’aligner l’expérience de l’utilisateur afin qu’elle soit constante sur tous les points de contact (en magasin, sur le Web et sur le mobile). Comme je le disais plus tôt, l’utilisateur mobile s’attend à avoir une information ultra personnalisée en fonction de sa localisation. Ainsi, s’il utilise votre application pour savoir où se trouve le magasin le plus proche, il est important de bien l’orienter. Indiquer la disponibilité du produit devient ultra intéressant, puisque le consommateur prendra la décision s’il fait quelques pas de plus pour aller dans une autre succursale ou le produit est présent.

Finalement ce qui en ressort c’est qu’il est essentiel de “focusser” sur ce qui est important pour votre marque et le reste peut être mis de côté…

Comment faire d’Amazon son allié ?

Amazon est le plus gros eRetailer; ce qui fait que plusieurs détaillants sont réticents à utiliser leur plateforme qu’ils voient comme leur pire ennemi. Toutefois, il y a plusieurs façons d’utiliser leurs 120 millions d’utilisateurs actifs à l’avantage du commerçant. Bien qu’ils veulent ouvrir 25 nouveaux centres de distribution cette année, les ventes provenant des “third parties” sont plus grandes que les ventes directes.

Ils ont deux principaux produits qui peuvent être utilisés:

Le Amazon marketplace permet à un marchand de télécharger sa liste de produits avec le prix, le SKU, l’inventaire (super important), etc. Si Amazon n’a pas le produit en stock, il suggère aux consommateurs de l’acheter dans son réseau de partenaires. La transaction est tout de même effectuée sur le site d’Amazon mais c’est le marchand qui doit expédier le produit au client. Ensuite, c’est Amazon qui paie le marchand. Le hic, c’est que dans ce cas, vous avez peut-être effectué une vente mais l’ensemble des informations appartiennent à Amazon et ils peuvent communiquer avec eux.

En revanche, Amazon product ads (dont je ne connaissais pas l’existence) permet à un marchand d’envoyer à Amazon sa liste de produits. Toutefois, dans les résultats de recherche, Amazon va indiquer que ce produit est vendu par un tiers sur un autre site. Dans ce cas, le client arrive sur le site du marchand et la transaction est effectuée. Le modèle de revenu pour Amazon est du CPC, donc très avantageux pour le marchand. De plus, ce dernier détient toute l’information sur le client et non pas Amazon.

Dans quelles technologies investir pour le eCommerce ?

Conférence de Gartner, intéressante mais beaucoup de questions et trop peu de réponses.. Quelques éléments clés sont quand même à considérer. Il ne faut pas voir le Web comme un coût unique dans le temps mais comme un investissement continu. Il faut qu’il y ait un plan interne pour développer le Web et y attribuer les ressources nécessaires. Selon Gartner, en 2015, 50% des ventes se feront via le mobile et le Web: c’est donc un canal de vente à prendre au sérieux. Il est aussi important de garder sa plateforme à jour afin d’avoir les dernières fonctionnalités et répondre aux besoins toujours grandissant des consommateurs.

Ah oui, petit fait intéressant pour les marchands, la croissance des ventes des commerçants en ligne ne sont pas de nouvelles ventes mais une transition des ventes qui étaient effectuées en magasin dans le réseau physique. Ceci est particulièrement vrai au Québec. En effet, le 30 à 40% des ventes qui sont effectuées aux États-Unis par les consommateurs, ce sont des diminutions directes des ventes des détaillants d’ici (pour ceux qui ne sont pas en ligne particulièrement).

En résumé

Encore une fois je me suis un peu enflammé mais que voulez-vous il y a du contenu intéressant. La journée a beaucoup tourné autour du m-commerce et du social commerce, deux éléments en lesquels je crois beaucoup. Selon moi, le succès des ventes en ligne est de se coller aux modes de vie de ses consommateurs et il y a clairement de fortes tendances sur la mobilité. Leur donner la chance de magasiner sur leur mobile alors qu’ils attendent ou qu’ils sont en déplacement, permet aux consommateurs de sauver encore plus de temps. Il est aussi important de conserver l’aspect local en tête pour faire un lien avec géolocalisation. Puisque l’on connaît où se trouve l’utilisateur, il n’y a pas de raisons de ne pas lui présenter du contenu pertinent selon ce critère. Au niveau social, certes, il y a la possibilité d’acheter via une application sur facebook, mais ça ne va pas plus loin que cela. Il s’agit vraiment d’une façon complètement différente de voir l’expérience de magasinage et d’achats en incluant son réseau (comme nous le faisions dans nos achats physiques mais à plus petit échelle) au processus d’achat et en s’assurant d’avoir les recommandations de ceux qui sont proches de nous.

à demain !