Experts en commerce électronique et solutions Web

Bonjour, je tiens tout d’abord à me présenter, Dave Cameron, Conseiller chez umen innovation. J’ai le plaisir de partager avec vous quelques constats de ma journée des RDV Média 2011, la 3e édition du genre.

Ayant baigné dans l’univers des médias pendant plusieurs années, cette journée devenait un incontournable pour me remettre à jour sur cette industrie et rencontrer mes anciens collègues et mes (futurs) partenaires.

L’emplacement

Dès mon arrivée, la salle était bondée, la journée s’annonçait très bien. Côté salle de réception, le Centre Mont-Royal est bien conçu pour recevoir, et ce, autant pour ses salles de conférences, sa formule buffet-lunch que pour bien exposer ses partenaires.

Concernant les kiosques et commandites, plusieurs ont tâché d’être créatifs et de « bonne guerre » pour attirer leurs clients potentiels. On découvrait par exemple,  le cuisinier Ricardo d’un côté au kiosque de Radio-Canada  (qui offrait de savoureux yogourts) et le cuisinier rebelle de Zeste TV qui nous invitait à prendre un « drink » à sa santé !  La formule semblait fonctionner, car les kiosques étaient constamment occupés.

La programmation

Côté programmation, l’agenda était chargé, d’actualité et fort intéressant.

Jeffrey Graham d’Initiative a ouvert la journée avec les grandes lignes de leurs recherches pour comprendre comment les médias influencent les comportements de consommation selon les cultures et les contextes sociopolitiques. Il a entre autres démontrer que le choix de la marque varie selon plusieurs critères tels que, le lieu (en Chine, la confiance est plus importante que le prix et en Australie, c’est le contraire) ou même le choix du média utilisé (37% des discussions sur les automobiles proviennent des sites Web des manufacturiers automobiles). Bref, il faut s’adapter et surtout, être en ligne, car 43% des consommateurs n’achèteront pas un produit dont ils ne trouveront pas l’information sur le Web !  Enfin, sa prédiction sur le futur du média: l’achat média basé sur la performance deviendra la norme… et c’est déjà en cours, je peux en témoigner!

Ensuite, nous avons eu droit à un panel avec différents médias. Cela dit, plusieurs dont ma personne aurait souhaité avoir aussi un éditeur Web pour connaître son opinion. Bien que certaines présentations ressemblaient à un « sales pitch », il y a eu un présentateur (François de Gaspé Beaubien) qui a eu le courage de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas : « On est dans la mer..de»!  Oui, il faut innover et être créatif! Cependant même si certains vont bien s’en sortir, la majorité ira à la baisse, point à la ligne. Pour réussir, un des 1ers défis sera technologique ».

Dans la conférence « Si les technologies nous amènent trop loin », j’ai noté essentiellement que ce sont les annonceurs qui poussent les médias à suivre les plus récentes technologies et non leur clientèle. J’ai aussi fort apprécié la présence de Frederick J. Fortin de Cossette, une relève qui a apporté de bons points dont cette phrase que j’endosse pleinement : « On ne cherche pas la multiplication des points de contact, mais la synergie des différentes plateformes ».

L’après-midi nous a permis de découvrir 2 GRANDS personnages. En début d’après-midi, Javier San Juan, Président et chef de la direction de L’Oréal Canada nous a éblouis avec sa vision du futur et nous a démontré quelques possibilités : un rouge à lèvres qui change de couleur selon notre humeur #MoodRingInspiration ou des brosses qui colorent les cheveux en les brossant #cheveuxviolets. Je dois avouer que cela me fait peur, moi qui suis papa d’une petite fille!

En fin d’après-midi, la crème de la crème, Arianna Huffington, fondatrice et rédactrice en chef du Huffington Post a su charmer le public dès son arrivée. Voici d’ailleurs certains tweets qui résument ce qu’elle nous a laissé comme témoignage :

“If your Web Site is not engaging, it belongs to the past.”

“If you choose to blog or tweet, it has to be part of you DNA”

“We need to disconnect form internet in order to connect with ourselves”

“Don’t be on twitter if you don’t want to be on twitter! It can also be self-destructive!”

“Twitter should not be about life mapping, but about mind mapping”

Enfin, le cocktail en fin de journée s’est avéré plutôt tranquille, car plusieurs ont dû quitter les lieux après Arianna Huffington, un sourire au visage assurément.

En résumé, une très belle journée bien remplie, merci Infopresse et à la prochaine !

 

Si les commerçants québécois gagnent tranquillement du terrain sur le marché en ligne, la menace de nouveaux joueurs américains nous amène à nous questionner sur de nouvelles stratégies à adopter pour parer à cette nouvelle réalité. En effet, comment développer ce marché pour notre clientèle québécoise face à des compétiteurs de marque déjà bien implantés?

Selon un article du e-marketer, les détaillants américains explorent de plus en plus l’avenue d’ouvrir leurs frontières en e-commerce. On mentionne d’ailleurs que des détaillants comme Barneys à New-York et Endless.com ont récemment développé des systèmes de livraison de produits dans plus de 50 pays à travers le globe.

 

Et le Canada est dans la mire! En effet, toujours selon ce même article, le top trois des pays à fort potentiel où l’on retrouve une importante proportion de « power shoppers »  sont trois pays qui utilisent l’anglais comme langue officielle soit : le Canada (37%), l’Australie (8%) et le Royaume-Uni (75).

Il est certain que le Québec a sa propre couleur par sa langue officielle qui est le français, mais dans un contexte ou la globalisation joue un rôle majeur dans toutes les sphères sociales et culturelles de notre époque (le Web étant un facteur clé), on ne peut pas considérer que le Québec y échappera. Il y a donc un véritable désir chez nos voisins du Sud de prendre de l’expansion, d’autant plus que les américains pensent attaquer des marchés autres qu’anglophones, comme le démontre ce tableau suivant.

 

Les détaillants québécois doivent dorénavant se distinguer par une approche qui assure à la fois : la compétitivité face aux grandes marques (penser global et hors des frontières) tout en offrant une couleur unique qui sied au marché québécois.

Le succès de la mise en place du commerce en ligne  se développe par: un système de haute qualité (livraison, inventaire en temps réel), la réduction des coûts des opérations (par le biais de systèmes de gestion, interne de haut niveau) et finalement par la création de stratégies marketing unifiant l’expérience en ligne, la mobilité et l’expérience en points de vente (multi-canal).

Détaillants québécois, prenez les rênes de ce créneau, la population est maintenant prête à passer à ces nouvelles façons de faire et si ce n’est pas vous, c’est malheureusement d’autres qui prendront la place (ça sonne alarmiste, mais il s’agit d’une menace bien réelle).

Une autre journée bien remplie qui se termine. Je dois avouer que ça donne beaucoup d’idées toutes ces conférences! J’espère d’ailleurs pouvoir vous en faire bénéficier.  Aujourd’hui ,je vous ferai un récapitulatif de cette deuxième journée de conférences (en considérant que la première journée et la dernière sont des ateliers ).

Walgreens – Mobile, Web et stores

Sona Chawla, présidente e-Commerce de Walgreens, nous parle de l’intégration de ces trois plateformes dans la stratégie de l’entreprise. Elle mentionne qu’il est important de pouvoir répondre aux besoins des clients sur tous les canaux possibles et qu’ils veulent utiliser. Toutefois, le besoin est différent d’un canal à l’autre. Par exemple, sur le Web autant que sur le mobile, il est possible de renouveler une prescription en moins de 30 secondes. L’application mobile scanne le code barre et envoie la requête à la pharmacie où la prescription avait été émise.

Ils ont plusieurs produits qui sont exclusifs sur le site Web qui ne sont probablement pas tous rentables de tenir en magasin: l’espace sur tablettes étant limité en plus que les quantités varient d’un magasin à un autre. Toutefois, tous ont accès à ces produits via le Web.

Un fait intéressant, un client qui est présent à travers plusieurs canaux est 3 fois plus payant ! Ça vaut donc la peine de développer ces canaux alternatifs.

Les ventes privées

Doug Mack de One King’s Lane, nous parle du phénomène des ventes privés, qui est en très forte croissance. Il fait la différence avec Groupon, qu’il qualifie de service de coupons localisés, tandis que les ventes privés sont “de la vente”. Cela dit, dans les deux cas, c’est un programme de marketing. Groupon sert principalement à un commerçant pour de l’acquisition de clientèle (on ne va pas faire le débat de Groupon, mais je ne suis pas convaincu de l’acquisition de clientèle..), tandis que les ventes privées permettent à des marques (manufacturiers) de se faire connaître. Ainsi, il y a une augmentation d’environ 60% des visites chez les manufacturiers après une vente privée de leur produit.

Qu’est-ce que le concept de vente privée ?

Juste un petit mot pour ceux qui ne savent pas ce que c’est. En fait, les utilisateurs ne peuvent voir les produits qu’après la création d’un compte, où ils donnent plusieurs informations. Après quoi, ils ont accès à un certain nombre de ventes. Les produits changent constamment et sont en vente en quantité limitée et pour une période de temps limité (afin de créer le sentiment d’urgence pour susciter l’achat). Bien entendu, il y a un rabais assez intéressant sur les produits afin de générer de l’intérêt. À titre d’exemple One King’s Lane a acquis 1.5 millions de nouveaux clients seulement l’an dernier et le site existe depuis 2 ans. Les utilisateurs sont très majoritairement des femmes.

Le succès d’un site de vente privée repose principalement sur:

  • Des produits exclusifs et soigneusement sélectionnés. Il ne faut pas que ce soit des items qui sont disponibles dans toutes les boutiques. Il faut que les utilisateurs sentent qu’on recherche les meilleurs produits pour eux (concept de rareté et d’unicité)).
  • Créer une habitude journalière. 75% des ventes proviennent de consommateurs fidèles. Contrairement au commerce normal, les gens magasinent pour répondre à un besoin précis. Dans le cas des ventes privés, il y a un aspect ludique et de jeu. On pique la curiosité avec les produits exclusifs, il y a donc un intérêt à y aller régulièrement afin de voir quels sont les produits présentés (d’où l’importance d’avoir une bonne sélection de produits).
  • Créer un sentiment d’urgence et ludique (j’en ai déjà parlé). Pour le sentiment d’urgence, il faut qu’il y ait une incitation à passer à l’action tout de suite. Le produit est disponible en quantité limité et pour une période de temps limité. C’est donc le même effet que le”boxing day” où tout le monde veut dénicher “la bonne affaire”.
  • Avoir un aspect social en encourageant les utilisateurs à recruter de nouveaux membres. Ce qui est le plus payant pour One King’s Lane, ce n’est pas la publicité, mais les références des membres qui font du bouche à oreille.

Selon Doug Mack, les utilisateurs ne pourront pas supporter plus de 5 adhésions à un site de vente privée.  Il y a définitivement un avantage pour les premiers joueurs à se lancer dans ce segment.

L’approche multicanal

Le contenu des autres conférence a beaucoup tourné sur les mêmes contenus. En gros, un thème récurent est la constance dans les approches: s’assurer que le client est dans un même environnement peu importe le canal employé. Il est aussi important d’apprendre des bons/mauvais coups des différents canaux et voir si cela peut s’appliquer pour les autres.

Un élément intéressant dans l’approche multicanal que l’on entend moins parler, c’est  l’utilisation du Web ou du mobile à l’interne. Par exemple, le site Web peut être utilisé par le service à la clientèle ou le personnel en magasin dans le but de consulter des recommandations ou de faire du “cross/up sell” au client. Bien entendu, avec cette approche, une application mobile peut aussi permettre à un client en magasin d’accéder à ce contenu.

Il faut aussi impliquer l’ensemble des départements, puisque s’il y a des usages internes possibles, il faut que tous puissent en bénéficier et pouvoir ainsi proposer des nouvelles fonctionnalités.

Afin de mesurer le succès des stratégies avec le multicanal, il est important d’avoir une vue et des rapports centrés sur le consommateur. Une façon de pouvoir les reconnaître est soit par un membership (concept des coop) ou bien par une carte fidélité du magasin. Ainsi, il est possible de suivre les canaux utilisés par un même utilisateur pour faire ses achats. Cette approche permet de voir s’il y a des différences entre les types de produits achetés selon le canal.

Puisque l’on parle de se centrer sur l’utilisateur, il est aussi important d’avoir son avis. Les médias sociaux sont souvent un endroit où il est facile d’entrer en conversation avec eux. D’ailleurs, pourquoi ne pas leur demander ce qu’ils pensent du site Web ou des fonctionnalités qu’ils aimeraient avoir ou ce qui ne fonctionne pas selon eux.

L’expérience utilisateur pour augmenter la conversion

Un sujet très intéressant ! Un point majeur est de penser à la navigation du point de vue de l’utilisateur afin qu’il puisse s’y retrouver (C’est le but non?) Par exemple de mettre des listes contenant une centaine de marques n’aidera certainement pas le consommateur à s’orienter (créera plutôt l’effet inverse).

La navigation implique aussi les messages d’interactions avec les utilisateurs. Trop souvent, les messages d’erreurs ne sont pas visibles ou ne sont pas clairs. Il est très important d’indiquer à l’utilisateur ce qu’il a fait de mal et ce que nous nous attendons de sa part. Ainsi, lorsqu’un utilisateur entre dans un champ, nous pouvons lui présenter une infobulle qui présente ce qui est attendu ainsi qu’un exemple du format. Lorsqu’une erreur est effectuée, il faut tenter de pointer le plus possible la cause et orienter l’utilisateur pour qu’il puisse la corriger (ce n’est pas nécessairement évident à coder cela dit). De plus, même ce qui peut sembler une évidence mais qu’il faut considérer c’est le choix des couleurs: rouge = erreur, vert = ok.

Dans les pages produits, s’il y a un rabais appliqué, il est super important de l’indiquer clairement et d’y inclure le prix initial. Par exemple, le “retail price”, notre prix, le rabais, le prix final et puis le rabais en pourcentage. Mais ces informations doivent être bien représentées pour ne pas créer trop de confusions dans l’interface.

Pour augmenter la confiance des utilisateurs sur votre site, intégrer les logos et les marques de vos fournisseurs (s’ils sont connus)  peut vous donner une bonne crédibilité. De plus, vous pouvez faire payer vos fournisseurs pour occuper ces espaces en mettant leur produits de l’avant. C’est la même chose avec les photos à mettre sur votre page d’accueil: peut être que les fournisseurs seront prêt à vous les fournir gratuitement, puisqu’elles mettent leur produits en valeur.

En résumé

L’approche multicanal est définitivement à prendre en considération dans vos stratégies e-Commerce. Toutefois, il est important d’avoir un bon plan et d’être constant dans l’ensemble des canaux. Il faut être ouvert et collaborer à l’interne, utiliser les idées de tous et faire circuler l’information. Le site Web ou les applications mobiles sont autant bonnes pour les clients que pour les employés. L’expérience utilisateur doit être au centre des préoccupations. A cet effet, il faut faire des tests (A/B par exemple), mais aussi, il ne faut pas hésiter à demander l’avis des utilisateurs sur les médias sociaux pour qu’ils s’impliquent à fournir leurs commentaires pour améliorer l’ expérience. Assurez-vous de donner des directions claires aux utilisateurs pour bien les orienter et ne pas les freiner dans leur processus d’achat.

À demain pour la dernière journée d’ateliers!

Ce n’est pas sans péripéties que je ne me suis rendu à San Diego pour assister à la plus grande conférence de eCommerce. Comme vous le savez, dès 12h01 AM mardi, les employés de soutien d’Air Canada étaient en grève. Étant un geek affirmé, j’ai bien entendu tout confirmé via les services en ligne (avec en prime un bug et deux appels au service à la clientèle totalisant 2 heures d’attente, on jase). Toutefois, des rumeurs ont laissé entendre que certains pilotes ou autres membres des équipes auraient, par solidarité, retarder quelques vols de ce matin. Disons qu’avec 30 minutes de retard, on mettait en jeu ma correspondance. En effet, arrivé à Toronto, on m’informe que je vais arriver à San Diego à …23h! Et puis finalement, un coup de chance, je me trouve dans l’avion. Ouf!

Les vraies conférences débutent demain, soit le 15 juin. Aujourd’hui, c’était des ateliers et l’ouverture du centre d’exposition. Je n’ai pu assister aux ateliers du matin, mais j’ai quand même mis la main sur les présentations que j’ai regardées de façon approfondie. Très honnêtement,  je n’y ai pas découvert de grandes révolutions À la limite, cela ressemblait plutôt à des “sales pitchs” que du contenu à valeur ajouté. Certes, il y avait des cas pratiques, mais il me semblait tout de même que l’information était biaisé – dans le sens du fournisseur.

Quelques “cue” quand même intéressant à se rappeler

Lorsque l’on fait une refonte d’un site de eCommerce, il est important de définir des objectifs précis et de s’y tenir. Il est aussi  très important de regarder vers le futur et de planifier la refonte en fonction des besoins éventuels de notre clientèle et de ce que peut offrir la compétition en termes de fonctionnalités. Il faut donc de se faire un bonne liste de “nice to have” ou bien de ne pas avoir peur de planifier son projet en plusieurs phases. Vouloir tout faire, tout de suite, peut mener à oublier de passer en mode évolution (en concevant une phase unique). L’indicateur de performance est aussi important dans le processus de mise en place d’un site de eCommerce (et de tout autre solution web d’ailleurs).

Un autre aspect intéressant, et là je prêche pour notre paroisse, mais il s’agit pour le commerçant de se concentrer sur ses expertises, « core business » et de s’attarder à  en faire la promotion. En somme, opérer le site et livrer les commandes, plutôt que de vouloir tenter de développer de nouvelles expertises en technologie en développant à l’interne. Cela dit, je trouvais ce point un peu biaisé, compte tenu que le présentateur était un fournisseur de solutions de commerce. Entre nous, il y a des cas où cela peut être pertinent mais l’essentiel c’est de se poser la question et de valider qu’il y a un modèle d’affaire rentable derrière l’opération.

Ateliers sur le SEO et les réseaux sociaux

Ces deux derniers ateliers ont été plus intéressants. Bien qu’il n’y avait pas tant de nouveau contenu, je comprends qu’il n’est pas évident de réinventer la roue à tous les jours. Cela dit, il est quand même bon de se rappeler certains principes que l’on peut rapidement oublier.

Les utilisateurs passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (rien de nouveau), mais c’est souvent fait en mode « multi-tasking », donc l’attention n’est pas nécessairement soutenue; surtout avec du contenu qui a une moins grande valeur pour eux. Plus de 100 millions d’informations se partagent par jour; excluant les fonctionnalités like de facebook. On peut donc imaginer les quantités d’informations générées à chaque jour. Dans tout ce contenu, on trouve de belles opportunités pour le référencement du contenu (on parle ici plutôt de Twitter que de facebook, facebook ne permettant pas d’afficher les données dans les résultats de recherche). Bien qu’il y ait des tags “no follow”, donc pas de “vote” en termes de lien entrant pour le « link building », il reste néanmoins que les résultats sont affichés dans les moteurs de recherche (dont Google).

Un aspect intéressant est l’influence de l’aspect social dans le classement des résultats de recherche; une tendance qui commence à s’installer de plus en plus. Souvent, dans les résultats, ce sont les « reviews » qui auront préséance.
Dernièrement, Google +1, similaire à la fonctionnalité “like” de facebook. Ces votes qui peuvent être fait sur le site Web et non plus directement dans Google, comme avant. Il y a fort à parier que l’aspect social prendra de plus en plus de place dans les résultats de recherche (ce qui est tout à fait logique d’ailleurs).

Dans la création de contenu à destination de Twitter, facebook ou des autres médias sociaux, il est important de penser au SEO (encore une fois un bon rappel), autant dans la description du profil que dans les mots clés qui sont utilisés dans les messages. Mais le plus important, c’est de s’assurer que le contenu est pertinent pour les utilisateurs et qu’ils voudront eux-aussi le partager.

Un aspect intéressant que j’avais tendance à regarder de façon plutôt négative, est le “posting automation” ; la publication de contenu automatisé. A mon avis, les réseaux sociaux contiennent le mot social pour une raison bien précise : l’échange d’informations entre deux personnes. Dans le cas du « posting automation »  on nous démontrait l’intérêt de proposer de nouveaux produits, des promotions et d’autres contenus intéressants pour le consommateur.

Il nous était aussi présenté la conception de plus d’un compte afin de segmenter le message (produits) et d’être ainsi plus pertinent. Je pense ici à l’exemple de Dell que l’on a abondamment parlé (segmentation de produits).  L’exemple peut-être tout aussi pertinent dans le cas de produits mode qui nous était amené. Il est, par exemple, possible de séparer la mode pour hommes, pour femmes et même pour enfants. En m’abonnant, je fais ainsi le choix de ce que je veux recevoir. Dans ce cas précis, on se rapproche de plus en plus du concept de l’infolettre (et je crois qu’il y a là quand même intérêt). Je ne parlerais pas de l’engagement des utilisateurs, car en réalité on leur dit : « Venez écouter ce que j’ai » sans nécessairement écouter en retour. Mais cette stratégie, seule, n’est pas gagnante à long terme.

Un autre élément  ramené sur la table est la nécessité de créer des fils RSS pour les différents contenus liés aux promotions et aux nouveaux produits (par exemple). D’une part, quelqu’un pourrait vouloir le mettre sur son site ou son blogue (alors vous êtes assez chanceux) mais ce qu’il a de très intéressant, c’est qu’il est possible d’ajouter des fils RSS dans Flipboard. Comme il est branché sur tous les médias sociaux, si l’utilisateur est aussi abonné à la page facebook et au fil Twitter, il est fort à parier que Flipboard prendra cette “story” avec une plus grande importance. Encore ici, je relais l’information, car je ne suis pas encore certain que c’est une stratégie gagnante sur le long terme.

Selon moi, c’est un concept intéressant et pour ce qui est des « posts » automatiques, je crois qu’ils ont leur place et qu’il faudrait en effet faire une plus grande intégration entre les sites d’eCommerce et les réseaux sociaux. Cela dit, le plus important c’est d’avoir une véritable stratégie derrière les actions et de ne pas utiliser un outil dédié à la conversation pour finir avec un discours unilatéral.

Analyse en directe

La dernière activité des ateliers était l’analyse de sites en direct, une activité qui s’est aussi vu au Webcom Montréal dans le passé et que je trouve très intéressants. Certains ont du courage d’aller présenter leur site…nous avons eu droits à une erreur 500…

Dans les analyses, encore une fois plusieurs bons rappels:

Il est important sur la page d’accueil de permettre à l’utilisateur de pouvoir décider très rapidement s’il est au bon endroit et s’il trouvera l’information qu’il cherche ou non. Donc de bien clarifier l’objectif du site sur cette page. Viser aussi des mots clés ciblés et ne pas tenter de vouloir tout mettre. D’une part, il y a une dilution en terme de points pour le SEO et cela peut rendre confus l’utilisateur qui doit prendre une décision très rapide (je continue ou je quitte).

Il est aussi important de rester constant dans la structure de navigation et ne pas présenter trop de surprises à l’utilisateur, ne pas changer les menus de places ou les faire apparaître et disparaître d’une page à l’autre.

Un élément que j’ai trouvé très intéressant venant de la part de spécialistes en SEO: les meta-keywords sont à conserver. On entend souvent qu’ils ne sont plus utilisés par les moteurs de recherche, etc. plusieurs disent qu’il vaut mieux les enlever pour diminuer le point des pages. Leur point étant qu’ils permettent de structurer le contenu : l’objectif même de la balise à son origine. De dire que cela va aider à mieux positionner dans un moteur de recherche comme Google ou Bing…sûrement pas. Cela dit, peut-être qu’ils aideront à mieux classifier le contenu dans un annuaire ou sur un site d’agrégation de contenu. Toutefois, l’approche que j’ai trouvée la plus intéressante est de les saisir pour un usage interne. Puisqu’il est important de choisir un mot clé principal (ou jeu de mots clés, si c’est une expression à plusieurs termes), puis 1 ou 2 mots clés de soutien ou dérivés et de les inscrire dans les META Keywords. Lorsqu’il y a une édition au niveau des contenus, titre, META description, etc. Une stratégie intéressante pour se rappeler ce que l’on doit parler et quels termes on doit tenter de placer dans la page.

Puis finalement, lors de la création de l’architecture du site, se baser sur une analyse des termes de recherche, autant sur le site à refaire que sur les moteurs de recherche. Par la suite, segmenter les informations en fonction des termes de recherches des utilisateurs pour faciliter la recherche d’information.

Hall d’exposition

Cette journée s’est soldée par un bref tour d’horizon du hall d’exposition, où il y a plus de 500 exposants. Espérons que le Salon eCom Montréal atteindra ce stade aussi un jour…bon je rêve un peu. Malgré tout, en effectuant un tour d’horizon rapide, j’ai pu constater que nous accusons un certains retard au Québec. Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir des fournisseurs de “fullfilment” et d’entrepôt au prochain salon eCom… Encore faut-il qu’il y ait des détaillants qui prennent assez au sérieux le eCommerce pour s’y lancer à fond.

Les exemples sont encore rares au Québec…

A demain!

VoirGRAND.TV, tous les Jeudi à 19h sur VOX !
 
VoirGRAND.tv, produite et animée par Anne Marcotte, est l’émission phare dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat Québécois. Ce programme à succès en est déjà à sa troisième saison diffusée sur VOX, vous pouvez suivre l’émission tous les Jeudi à 19h !

Fort de son expérience de longue date dans le domaine des nouvelles technologies, umen innovation devient le partenaire de l’émission « Voir Grand », à titre d’expert-conseil. Umen innovation était déjà un partenaire de Groupe Vivemtia Inc.
 
Depuis plus de 35 ans, umen innovation accompagne les entreprises québécoises dans la mise en place des nouvelles technologies informatiques et du Web. C’est tout naturellement que nous nous associons à ce mouvement sans précédent pour promouvoir l’entrepreneuriat et le développement de l’économie dans notre Belle Province.
 
François Gaumond, Associé chez umen innovation, mettra ainsi à profit ses connaissances de pointe et son expérience des TI au service des entrepreneurs du Québec pour les aider à améliorer leur présence en ligne et à définir des stratégies gagnantes.
 
François fait partie du panel de juges qui a sélectionné les six entrepreneurs finalistes qui participeront à cette troisième saison. Au cours des différentes émissions, il commentera les sites Web de ces derniers et interviendra spécifiquement sur les thèmes suivants :
 
·        Ergonomie
·        Organisation du contenu
·        Référencement Internet
·        Stratégies Web
·        Médias sociaux
·        Applications informatiques avancées

Ne manquez pas VoirGRAND.tv sur VOX !