Experts en commerce électronique et solutions Web

Lors de l’enthousiasmante Journée Infopresse du mercredi 11 novembre dernier (“Commerce de détail : mieux vendre en ligne et en magasin”), Najoua Kooli, directrice de projet au CEFRIO, a révelé lors de sa conférence les résultats de la dernière enquête NEtendances 2009 pour présenter la position du Québec quant au commerce électronique. Le résultat : le commerce électronique est parti pour décoller dans la Belle Province ! Je vous propose ici une synthèse en quelques points.

 

Internet devient une source majeure pour la prise d’information sur une entreprise

  • 38% des consommateurs passent d’abord par un site Web
  • 34% par des circulaires
  • 30% par la famille/les amis
  • 28% par les médias traditionnels

 

Prise de confiance sur le Web

  • 45% des internautes font confiance au paiement en ligne
  • 80% font confiance au site des institutions bancaires
  • Seulement 40% font confiance aux sites transactionnels des détaillants, le phénomène étant encore peu rentré dans les mœurs.

 

Femmes et hommes : qui achète quoi sur le Web ?

- Les femmes

  • 12% d’entres elles achètent en ligne
  • Achètent plus de vêtements et de livres

 - Les hommes

  • 25% d’entres eux achètent en ligne
  • Achètent plus de produits informatiques, électroniques et des voitures

 

Les plus fortes proportions d’acheteurs en ligne

  • 18-44 ans (25-35 ans surtout)
  • Revenu moyen : 80 000$/an
  • Professionnels et étudiants
  • Diplômés universitaires

 

Les produits vedettes 

  • Livres et vêtements : 14%
  • Appareils électroniques : 11%
  • Informatiques : 10%
  • Voyages et produits culturels : 9%

 

Bref, une montée en puissance du e-commerce :

- De plus en plus :

  • De cyberacheteurs
  • De dépenses en ligne
  • De sites de commerce en ligne
  • De confiance sur les opérations en ligne

 

- Dans l’avenir, le e-commerce 2.0, c’est :

  • Optimiser l’expérience d’achat en ligne (applications virtuelles)
  • Miser sur des applications interactives
  • Intégrer le Web mobile

 

A l’heure actuelle au Québec, ce ne sont encore que 12% des entreprises du commerce de détail qui ce sont lancées dans le commerce électronique. Beaucoup de PME peinent actuellement à décoller sur cette activité, souvent faute de ressources techniques et financières. Pourtant, des solutions efficaces et rentables sont ouvertes à ces entreprises, reste simplement à sauter le pas !

Selon la dernière étude NetPME  du CEFRIO, les PME québécoises tardent à avancer dans l’informatisation de leurs systèmes de gestion. Ainsi, seulement 15% des entreprises ont procédé à l’intégration complète de leurs processus de gestion. Pourtant, ces solutions sont un atout considérable dans le développement des  PME, et un enjeu important pour le développement de l’économie québécoise.

Les systèmes de gestion financière grands favoris

Selon l’étude, sur les 1621 PME interrogées, 87,3% utilisent des systèmes comptables, 73,4% utilisent des systèmes de gestion financière et de trésorerie et 72,3% des systèmes de gestion de la paie. L’importance stratégique de la fonction finance explique certainement la priorité donnée à l’informatisation de ces 3 processus.  Toutefois, de telles solutions ont également une forte valeur ajoutée pour d’autres fonctions clés de l’entreprise qui gagneraient à être informatisées, telles que la gestion des ressources humaines ou la gestion de la production.

Un exemple de rentabilité : la gestion de l’inventaire et des approvisionnements

On n’atteint pas ici  l’engouement pour les systèmes financiers, mais ce sont tout de même 44,8% des entreprises qui ont informatisé ce processus clé. La gestion informatique de ce dernier offre en effet des avantages significatifs pour la fonction achats/logistique : la centralisation des fournisseurs, le suivi de leurs performances, la gestion automatique des réapprovisionnements, la planification logistique, le contrôle des coûts,  la classification des inventaires ou encore l’archivage… autant de démarches essentielles à la réduction des coûts dans une entreprise (manufacturiers et distributeurs surtout). En renforçant l’efficacité du processus, le système de gestion informatique est donc une source de rentabilité sur le long terme.

L’oeuf ou la poule ?

L’étude relève aussi que ce sont les entreprises de plus de 100 employés qui ont tendances à faire les investissements les plus lourds, notamment en faisant l’acquisition de systèmes ERP et/ou CRM. Bien sûr, c’est logique mais après tout ne faut t-il pas d’abord investir pour se développer ? Les systèmes de gestion informatique aménent une hausse de la productivité, une meilleure organisation et, à termes, des économies. Une fois l’investissement amorti, ces applications ne peuvent qu’aider l’entreprise à se développer. Reste toutefois un problème important au Québec : le sous-emploi des spécialistes en TI dans les PME.  Seulement 43% des PME emploient une ressource interne (voir cet article de l’AMPQ), d’où un faible niveau de conscience du potentiel offert par les TI.  

 

Ce mois encore, le CEFRIO et Phéromone (ex VDL2) confirme la prise d’importance du commerce électronique au Québec. Les nouveaux résultats de l’étude NETendances font en effet ressortir que 22% des internautes ont fait au moins un achat sur Internet en Août (soit une hausse de 47% par rapport à Août 2008). Notons que déjà le mois dernier le commerce électronique atteignait une hausse record de 63% par rapport à Juillet 2008. La vente en ligne atteint des sommets au Québec et le moral est au beau fixe chez ceux qui ont su prendre le tournant !

Pour Google, de plus en plus d’applications, ça veut dire de plus en plus d’infos ! Je vous propose ici de nous attarder un peu sur les effets de cette récolte sur l’édition de statistiques.

Le vrai Big Brother

C’est simple : lorsque vous envoyez un mail avec Gmail, lorsque vous utilisez Chrome, ou tout simplement lorsque vous entrez une requête dans Google, vous venez compléter la base de données de Google. On sait déjà que Google recueille plus de 70% des requêtes, rajoutez à cela toutes ces applications (plus d’autres, telles Google Streetview) et vous comprendrez que peu de choses échappent à Big Brother…  Google s’est d’ailleurs lancé sur l’étude des épidémies de grippes aux Etats-Unis, rendu possible par la simple collecte des informations rentrées par les internautes !

Un outil d’analyse puissant

Et oui la base d’une bonne analyse c’est une information de qualité, alors forcément Google a là un avantage qui défie toute concurrence. A ce sujet, Michelle Blanc compare ainsi les données récentes du CEFRIO (et de Léger Marketing) avec celles de Google Trends. Les cabinets d’études vont chercher l’information à l’aide de questionnaires savamment préparés, mais  le biais dans les réponses est malgré tout toujours possible. De l’autre côté, Google n’a pas à « faire parler » les personnes, il lui suffit de directement récolter l’information à la source. Là-aussi il y a bien sûr une marge d’erreur, mais elle devrait se réduire au fur et à mesure de l’expansion de Google, à moins que l’on voit apparaître des mesures juridiques contraignantes pour la récolte d’informations façon Google.

La protection des données personnelles reste un frein pour Google

Google peut récolter tout type d’information à propos de nous, reste qu’il ne peut (heureusement) pas s’en servir n’importe comment.  Phil Glockner (Read Write Web) relève ainsi que dans la BD Google, toutes les infos sont en fait compilées, perdant ainsi la trace (immédiate) de la source. C’est là la faiblesse d’outils tels Google Trends, qui n’offrent pas pour le moment les mêmes possibilités de segmentation et de ciblage qu’une étude menée par un cabinet d’étude traditionnel.