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La semaine dernière, cette prévision de e-marketer confirmait encore les opportunités ouvertes par le commerce électronique au Québec : en 2010, les ventes en ligne augmenteront de plus de 5,5%. Il vous reste donc un peu plus de 4 mois pour vous préparer ! Au menu du jour : l’observation du marché.

La structure de la demande au Québec

La demande actuelle au Québec pour ce qui est des achats en ligne est structurée de cette manière, selon l’étude de VDL2 et du CEFRIO (résultats classés par ordre d’importance, en pourcentage des ventes par secteur d’activité).

Top achats en ligne au Québec

Vous comprenez au regard du schéma ci-dessus que si vous faites dans l’automobile, le bricolage-jardinage, la décoration, les cosmétiques ou la distribution alimentaire, la route s’annonce un peu plus longue ! Contrairement aux secteurs présentés dans le graphique, il vous faudra en effet lutter contre plusieurs facteurs bloquants tels que l’absence de contact avec le produit, le manque de confiance (pour les achats importants surtout), l’expérience d’achat en magasin ou encore la proximité. Mais si on observe le cas des vêtements, il y a visiblement des possibilités offertes pour ceux qui savent innover ! Si vous faites partie de l’un des secteurs repris dans le graphique, ce sera plus facile mais n’ignorez pas la concurrence.

 

L’intensité concurrentielle

Comme dans des réseaux traditionnels, la concurrence est présente sur le Web, et elle se fait  plus intense dans certains secteurs que d’autres. Voici trois données utiles sur ce sujet :

  • Selon une étude du JDNet (qui date de 2007 mais qui me semble être toujours d’actualité), les acheteurs en ligne comparent systèmatiquement au minimum 3 sites avant d’acheter des produits des secteurs voyages, High-Tech, meubles-électroménagers. Ce même réflexe de recherche est seulement occasionnel pour ce qui est des secteurs de l’habillement et des produits culturels.
  • Selon la même source, les achats se font principalement en ligne pour les secteurs des voyages, des High-Tech et des produits culturels.
  • Enfin, seulement 7% des entreprises québécoises font de la vente en ligne, de fait plus d’1/3 des achats en ligne québécois est fait au profit de sites étrangers, américains notamment (Netendances 2009).

 

Des opportunités à saisir

C’est sûr, si vous comptez tout de suite affronter les géants type Amazon ou Opodo, vous risquez de vous heurter à quelques problèmes. Reste qu’ au Québec, la demande est supérieure à l’offre pour l’achat de produits en ligne. Plusieurs belles opportunités sont donc à saisir ici ! Voici quelques idées :

  • La vente de vêtements en ligne, créneau largement sous-exploité et qui offre pourtant de très belles perspectives, comme on peut le voir sur le graphique plus-haut (voir aussi cet article de la Presse Affaires )
  • La vente de produits informatiques et électroniques. La demande est soutenue (voir graphique) et pourtant on observe peu de vendeurs en lignes sur ce créneau au Québec. Voyez une illustration dans cet article de Branchez-vous.com
  • La vente de produits issus de l’économie locale. Le développement durable est en vogue, en particulier dans ses aspects économiques et sociaux (voir cet article de emarketer). Créez un site revendeur de produits locaux et faites d’une pierre deux coups : favorisez les ventes de produits (ou services) québécois en ligne ET hors-ligne !

Il y a de réelles opportunités à saisir sur le Web, qui devient un élément essentiel dans une stratégie commerciale (multicanal ou pas). Si vous pensez avoir les ressources suffisantes, vous avez un avantage concurrentiel qui ne demande qu’à être développé.

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