Experts en commerce électronique et solutions Web

J’ai récemment eu le plaisir de participer à une réunion de LaCliq, un groupe nouvellement créé par Cedric Fontaine pour mettre en relation des porteurs de projets en commerce électronique et des passionnés du domaine. Les discussions qui y ont eu cours apportent un angle différent et trés intéressant pour nous qui sommes habitués à parler avec des moyennes et grandes entreprises. Le commerce électronique, c’est bel et bien l’affaire de tous !

 

Une plateforme technologique performante, oui mais aussi… 

Il est certain que la technologie Internet (un bon CMS notamment) est au coeur de tout projet réussi de commerce électronique, mais ces porteurs de projet là avaient aussi bien d’autres préoccupations en tête :

  • Logistique : Une grande partie de l’organisation quotidienne de la vente en ligne tient en l’approvisionnement et en la livraison des produits. Et les défis sont nombreux : négocier les prix avec les transporteurs, respecter les réglementations liées à la livraison, choisir une bonne formule d’assurance, gérer les stocks, assurer le suivi des commandes…
  • Gestion financière : la comptabilité est une composante importante de l’organisation quotidienne des projets. Achat et revente des produits, gestion des taxes (selon les différentes régions bien sûr !), déclaration des ventes, support technologique, investissements… Le maintien des marges nécessite une gestion saine, qui peut vite prendre des proportions importantes dans un emploi du temps.
  • Marketing/communication : pas si simples non plus de déterminer sa stratégie ! La fixation des prix reste le nerf de la guerre et l’exercice demande un certain investissement en temps, pour observer la concurrence, déterminer son seuil de rentabilité, observer ce qui marche (analytics) et trouver des solutions innovantes.   La communication en elle-même peut parfois passer du simple au double, ne serait-ce que pour obtenir un référencement efficace.
  • Photos des produits :  dans un catalogue électronique, la prise de photos professionnelles pour les produits représente un défi en soi. Pour un site qui présente de nombreuses références et des renouvellements fréquents, l’ampleur de la tâche n’est pas à négliger, ni en termes de temps ni en termes de budget.   

 

Imposer sa présence sur le terrain du Web

Pas toujours facile de lutter contre la concurrence lorsqu’on ne dispose pas des budgets des grandes entreprises ! Vous me direz en matière de commerce électronique la concurrence au Québec n’est pas encore excessive (mais ça s’en vient), reste qu’il est indispensable de rester alerte et de savoir choisir ses armes, voici quelques bonnes idées :

  • Se regrouper entre entrepreneurs du secteur pour discuter des tendances observées (l’objectif même de LaCliq)
  • Choisir une activité de niche
  • Se fédérer entre entrepreneurs individuels pour pouvoir bénéficier d’avantages de volume normalement réservés aux plus gros (ex : tarifs préférentiels de livraison auprès de Postes Canada) ou bénéficier de plus de visibilité.
  • Utiliser les outils peu coûteux du Web pour se faire connaitre, tels que les réseaux sociaux.

 

“Pure player” ou multicanal ?

Pour ceux dont la nature des produits est adaptée, la question se pose de savoir si leur site de vente en ligne est une première étape pour lancer leur concept puis financer une éventuelle boutique physique, ou si ils resteront des spécialistes du Web. Les avis sont partagés, et là-encore le critère organisation prend sa place. C’est au fait une question d’objectif, de coeur de compétence et de budget :

  • Monter une boutique physique à termes : bien que l’idée soit séduisante, le montant de l’investissement nécessaire reste un frein, tout comme l’organisation du point de vente (RH, décoration, logistique, assurance…). Il est certain qu’il est plus risqué de lancer une boutique physique, qui représente un investissement plus long à amortir et plus risqué. Certains entrepreneurs n’écartent toutefois pas l’idée, pour “sortir de leur bureau”, multiplier les ventes avec des stratégies multicanal et augmenter leur visibilité.
  • Rester un “pure player” : une présence unique sur le Web présente des avantages pour l’entreprise qui débute, notamment en termes financiers. Il correspond au fait à une première étape très utile pour tater le marché, affiner sa stratégie et constituer un budget. Toutefois, les entrepreneurs restent conscients que la question de l’investissement peut vite revenir sur le tapis à partir du moment où le projet prend une certaine ampleur : investissement dans une technologie plus poussée, gestion de la plateforme, gestion des fournisseurs, marketing en ligne avancée…. Arrivé à ce point, le choix de passer au multicanal correspond principalement à une stratégie de distribution liée à la nature des produits.

 

Bref, le commerce électronique, bien que représentant un certain investissement, est aussi ouvert aux entrepreneurs et travailleurs autonomes plein d’idées ! Bien entendu, il peut être difficile de lutter d’emblée contre des entreprises de taille plus importantes, qui disposent de ressources technologiques et de budgets bien supérieurs. Toutefois, la vente en ligne représente une réelle opportunité pour “poser un pied dans la place” ou supporter une activité de niche.

Related posts:

  1. Le commerce électronique continue de se développer
  2. Le commerce électronique Québécois bénéficiera t-il pleinement de l’effet Vendredi Noir ?
  3. Le marketing relationnel dans le commerce électronique : un exemple d’application efficace

Tags:

2 Responses to “Le point de vue des entrepreneurs individuels en commerce électronique”

  1. Bonjour,
    félicitations pour votre site,
    je pense que le e-commerce est avant tout du commerce, avec une pointe de e-marketing et de technique. Mon point de vue sur le canal de distribution est que le fait d’avoir un magasin physique est un atout important, notamment pour se faire connaître plus rapidement.

    • Tanguy says:

      Bonjour Pierre-Henri, en effet tous ces porteurs de projets avaient bien plus l’âme de commerçants que le profil de techniciens. La technologie n’est pas une barrière (puisqu’on est là pour la mettre en place !), mais un outil très accessible au service des ventes et de la promotion.

Leave a Reply