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Un article de Branchez-vous.com relevait cette semaine une étude du cabinet Léger Marketing sur les habitudes de magazinage en ligne des Québécois durant la période des fêtes 2008. Il en est ressorti une statistique qui je pense doit être sérieusement considérée par les commerçants québécois.

25% des Québécois ont acheté des produits en ligne
Un Québécois sur quatre est passé au e-commerce, qui représente une trés sérieuse alternative d’achat pour les consommateurs Québécois. Ils y trouvent beaucoup d’avantages : rapidité, facilité de choix, confort d’utilisation, et surtout…économies. Vous cherchiez une solution pour contrer la crise ? Augmentez le pouvoir d’achat de vos consommateurs !

L’offre en ligne n’est pas suffisante au Québec !
Et oui les Québécois achètent beaucoup, mais ne consomment pas forcément local, comme le relève Yannick Manuri (Expresso Interactif), ce sont ainsi plus d’un tiers des ventes faites qui échappent à l’économie Canadienne (36 % selon l’indice de Mars 2008 du CEFRIO). On a donc une demande supérieure à l’offre : commerçants du Québec, c’est maintenant ou jamais ! Vos produits sont certainement aussi bon que ceux de nos voisins, mais peut-être n’avez-vous pas pris le tournant du Web. Rassurez-vous, il n’est pas trop tard, le moment est même particulièrement propice.

Mais comment passer au commerce en ligne ?
C’est sûr c’est plus facile à dire qu’à faire, mais l’observation des 4 points suivants vous donne un bonne base de réflexion pour jauger de votre potentiel sur le Web :

  • La nature de votre offre : certains produits et services sont plus propices à la vente en ligne. On peut ainsi citer les produits culturels, les services, les produits numériques (scoop), et les produits personnalisables. D’une manière générale, on peut également parler de l’ensemble des offres sensibles au bouche à oreille. Amazon permet ainsi à ses consommateurs de donner leurs avis sur tel ou tel ouvrage, l’acheteur peut alors acheter son produit en toute confiance. Au contraire, si vos produits sont particuliérement sensibles au marketing expérientiel, le Web n’est pas le meilleur vecteur.
  • Votre stratégie de distribution : attention au cannibalisme ! La régle d’or est la complémentarité, si vous pensez que mettre votre commerce en ligne risque de se faire au détriment de votre réseau physique alors laissez tomber.
  • Votre budget : avoir un catalogue électronique peut être un peu dispendu, toutefois il vous faut mettre dans la balance votre retour sur investissement et les économies que vous ferrez sur votre  marketing et la location de baux commerciaux. En effet, avec le Web vous n’avez plus de limites géographiques et vous pouvez aller chercher des marchés géographiques lointains sans même avoir de présence physique !
  • Vos cibles clientèles : last but not least… la typologie de votre clientèle. Cette dernière est-elle plutôt jeune ou plutôt agée  (et donc moins à l’aise sur le Web) ? Axée sur l”efficacité dans l’acte d’achat et les économies ou désireuse de contact humain, de conseil et d’expérience de magazinage ? A vous de voir !

Imaginez les opportunités ouvertes : pas de frontiéres géographiques, un espace de stockage bien plus vaste que votre magasin, des outils de marketing interactif… Le commerce en ligne, pour ceux qui répondent aux critères, constitue une arme redoutable contre la crise.

Tanguy Bourlier

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