Experts en commerce électronique et solutions Web

Et que nous réserve 2012?

Oui, déjà 2012. Une nouvelle année de plus derrière la cravate. À chaque changement de chiffre, nous passons toujours en revue la dernière année passée : un procédé que nous jugeons optimal pour nous taper dans les mains pour nos bons coups et pour nous taper sur la tête pour nos erreurs commises.

Analyser et réfléchir à ce que nous serons à ce que nous consommerons pour cette prochaine année (et son impact sur les années suivantes) est toujours très excitant. C’est un peu jouer au devin en regardant cet ensemble d’éléments et en leur trouvant une cohérence. Effectuer ce genre d’analyse, c’est pour moi une véritable passion, c’est donc avec un plaisir évident que je vous présente ce récapitulatif sur les tendances de consommation en 2012. Il est à noter que tant d’informations ont été divulguées que je n’ai pu qu’en nommer que certaines portions.

Et puis, avant que j’oublie, je vous souhaite une belle fin d’année 2011 et un bon début d’année 2012. Je vous souhaite de la PAIX et de l’AMOUR… ce genre de vœux qui ne sera jamais dépassé, malgré les modes et les courants.

Anne Darche | Spécialiste des tendances de consommation

Avec une formation initiale en commercialisation de la mode, je suis depuis toujours une croqueuse de tendances, sa conférence était pour moi un incontournable.

J’ai relevé au passage certains mots clés et tendances fortes.

Créativité combinatoire : L’intégration d’éléments récents et nouveaux dans le processus de création. Intégrer du neuf dans du connu fait moins peur aux consommateurs…

L’arrivé des robots : Un objectif assez surprenant, celui du Japon d’intégrer d’ici 2015 un robot dans chaque chaumière. Le robot, suivant l’objectif de la technologie en générale dans nos vies, sera de facilitera nos actions quotidiennes. La Corée du Sud compte aussi emboîter le pas.

Le Just do it : Le goût pour l’action et l’expérimentation. L’échec n’est pas une fin parce que l’essentiel c’est de bouger, d’innover et de tester. L’égo tel qu’on le connait est ailleurs : dans le dépassement de soi et dans la volonté de tenter des choses.

Se déconnecter : À force d’être connectés, plusieurs regardent des façons de se réapproprier le temps autrement. Il existe notamment quelques cafés qui se déclarent « no Wi-Fi » et on adopte même la tendance de quitter la ville pour des week-ends à la campagne sans aucune connexion internet possible.

L’exercice va même jusqu’aux écoles, notamment en Californie, ou on envoie ses enfants dans des écoles ou l’on écrit sur de l’ardoise et ou on apprend même à tricoter. L’objectif est d’amener le jeune, ayant déjà les technologies innées en lui, à apprendre sans ce support devenu « trop facile ».

Ah oui, j’oubliais…le pastel c’est le must pour la nouvelle saison!

Jean-François Renaud | Cofondateur et associé, Adviso

Pour cette conférence, Jean-François Renaud chez Adviso nous démontrait comment la technologie influence la consommation en 2012. Sans surprise, elle est et sera encore plus omniprésente.

La présentation se déclinait sous le format d’une journée type, d’un individu X, qui sous un rythme (volontairement) effréné insère la technologie à l’ensemble de ses comportements dans sa vie quotidienne. On mettait en évidence que la technologie est mobile, accessible et qu’elle s’avère dorénavant naturelle dans nos actions: du matin en se levant jusqu’au dodo en passant par le bureau.

Quelques tendances fortes au passage :

L’adoption de la tablette au détriment du média papier.

L’utilisation de plus d’une plateforme pour visualiser du contenu : écouter son émission sur tablette et la continuer sur le mobile, connecter sa télévision au Xbox Live Connect etc.

Le magasinage virtuel dans des lieux physiques (arrêt d’autobus, métro).

La maturité du commerce électronique et la montée du commerce sur mobile.

Le cloud, une nouvelle approche qui permet le stockage de données : notamment dans l’industrie de la musique.

La montée de la recommandation de destinations selon notre localisation et les recommandations de nos amis (Foursquare, Foodspotting).

Si tous ces éléments facilitent le quotidien, elles doivent évidemment être utilisées par les entreprises. C’est ici que le point devient crucial. Notons la problématique de l’achat en ligne: 1 % des ventes sont effectuées en ligne au Canada et de ce nombre, 43 % sont effectuées sur Amazon. Jean-François nous a d’ailleurs mentionné au passage que les entreprises d’ici doivent bouger et proposer des alternatives pour la clientèle en ligne. Nous abondons dans le même sens.

Pour voir l’ensemble de cette conférence, rendez-vous sur le blogue d’Adviso

Henry Manson | Directeur, recherche et analyse, Trend Watching

Mais quelles seront les 12 tendances de consommation en 2012? Je vous laisserai entrer dans les détails de ces douze tendances très bien expliqués en lisant le lien juste ici. Cela dit, j’aimerais mettre en évidence certains points qui ont capté mon attention lors de la conférence.

Les applications et les appareils pour suivre et gérer notre santé : Un marché en essor permettant aux consommateurs de se mettre au fait par eux-mêmes de leur état physique. Cette nouvelle forme d’autonomie permet non seulement à l’usager de « gérer sa santé » (forme de contrôle de la part de l’utilisateur) mais de mettre au diapason son médecin et éviter, dans certains cas, les rendez-vous inutiles. Un marché évidemment très lucratif. Plus de détails ici :

Dealer-chic : Si le fait de payer cher était autrefois source de fierté (standing), en 2012 on est chic tout en sachant flairer la bonne affaire. Cette approche permet aux consommateurs d’avoir plus pour moins dans un contexte toujours plus personnalisé : en fonction de ses goûts, de sa localisation, etc. Les marques revoient donc leur façon de faire. Une tendance qu’il faudra surveiller au Québec.  Plus de détails ici

FLAWSOME : Les marques qui agissent humainement et qui admettent leurs défauts ont l’intérêt et le respect des consommateurs. Les gens s’identifient comme individu à ce qu’ils achètent, il est donc important de ressentir un apport humain auprès de marques. Démontrer sa franchise et son authenticité est maintenant preuve que derrière l’entreprise se trouvent des gens. Plus de détails ici

Source : www.trendwatching.com une des agences de tendances les plus reconnues au monde, trendwatching.com envoi ses Trend Briefings (rapports de tendances), tous les mois et gratuitement, à plus de 160 000 contacts en 9 langues différentes.

Avec la tempête de neige et la panne de métro, je ne peux malheureusement pas parler de la première conférence de Yasha Sekhavat que j’ai manqué en partie. Je devrai donc me concentrer sur les trois conférences suivantes.

Alex Gueriguian – Cofondateur et chef de la direction, Fidel

La conférence portait sur la gamification et la mobilité. On présentait, d’entrée de jeu, des chiffres sur les résultats financiers de Call of Duty versus Harry Potter. En effet, on parle de 775 M$ de ventes mondiales pour Call of Duty en 5 jours d’entrée sur le marché en comparaison à 483 M$ au box-office en ouverture avec Harry Potter. On peut retenir, à la lecture de ces chiffres, que le « jeu » est un phénomène qui n’est pas uniquement réservé aux « gamers de sous-sol ».

Le jeu. Mais au fait, qui n’aime pas jouer? Souvent mis de côté par les contraintes de la vie, Alex nous présentait le phénomène du gaming toujours à portée de main, grâce aux mobiles et aux tablettes.

La gamification prend de l’ampleur au quotidien. Le concept est d’amuser les individus et non pas uniquement de leur lancer des messages marketés pour les « fidéliser » à une marque.

L’humain qui est né pour bouger trouve son pied avec le mobile qui lui apporte en tout temps un divertissement qui peut se connecter aisément à son monde réel. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé cette notion de jeu – réalité avec epic win. La vie et nos obligations quotidiennes (l’achat du pain) sont revues en quêtes fantastiques. Du gaming du quotidien à l’état pur.

Je pourrais parler de ce phénomène en long et en large, mais je résumerai en disant que l’humain veut s’amuser et qu’avant de développer un concept, de commercialiser un produit ou un service il serait intéressant de se demander comment on pourrait l’amuser et lui rendre service…notre consommateur.

Cyril Chaib – Président Dialekta

La conférence portait sur le NFC, cette nouvelle technologie qui révolutionnera sans aucun doute notre façon de consommer.

Alors pour les non-initiés le NFC c’est : la communication en champ proche, une technologie de communication sans fil à courte portée |…| Permettant l’échange d’informations entre des périphériques (source Wikipédia).

Cette technologie utilisée notamment, pour les transports (ta carte opus dans ta poche), les paiements et même pour les programmes de fidélité sera utilisée de plus en plus à même nos téléphones.

D’ailleurs, le 26 mai 2011, Ipsos Reid indiquait que les téléphones sont utilisés à 54% pour d’autres utilisations que pour les appels. Cet outil, le téléphone, dorénavant un « facilitateur du quotidien » prendra très bientôt la place de notre portefeuille. Le portefeuille c’est un peu la suite logique des choses après le remplacement par le téléphone: de l’appareil photo, de l’agenda, du GPS etc.

Google Wallet ISIS, Visa (Visa Wallet) serve by American Express… tous se bousculent pour offrir ce tout nouveau service, question de ne pas manquer le bateau.

Au cours de la conférence, on nous présentait les téléphones qui seront équipés prochainement (pour ceux qui ne le sont pas déjà) du NFC : Google Nexus S (Samsung), Galaxy SII (Samsung), Galaxy Nexus (Samsung) et BlackBerry. Le gros joueur manquant, vous l’aurez deviné, Apple et son iPhone. Selon les brevets déposés par la « pomme », Apple travaille actuellement à sa propre vision de ce format d’achat. À suivre, avec le lancement  du iPhone 5 peut-être?

Je finirai mon résumé de cette conférence en vous parlant de l’impact du NFC sur les médias traditionnels et sur la commodité de cette technologie dans notre quotidien.

Par exemple, l’intégration de la technologie NFL sur des affiches de cinéma pour permettre aux gens de retenir à même leur téléphone le film et ses détails. Dans ce monde où l’on nous bombarde d’informations, le téléphone retient en mémoire ce que l’on aura apprécié . Je me demande d’ailleurs comment notre cerveau fonctionnera dans une dizaine d’années avec ces changements sur l’utilisation de la mémoire au quotidien?  Évidemment, cette technologie avec les médias peut s’intégrer sur plusieurs médiums.

Je terminerai en parlant de l’intégration du NFC dans nos activités quotidiennes. En effet, on nous exposait la praticabilité du NFC pour : des cartes d’affaires qui offrent encore plus de données,  les checkins d’hôtels, les objets qui nous rappellent de l’information (notre valise, notre télécommande, notre frigidaire, etc.).

La technologie NFC, il faut déjà la prendre comme partie prenante de notre nouvelle réalité, car elle se positionnera très rapidement, à mon avis, dans nos habitudes de vie.

Tom Eslinger – Saatchi & Saatchi

Drôle, brillante, un brin sarcastique : cette conférence m’a vraiment fait sourire. Homme à la recherche de ce qu’il y a de mieux, ce nouveau président du nouveau jury mobile à Cannes a très bien fermé cet avant-midi sous la neige.

Un excellent résumé sur le sujet écrit par Philippe Brassard juste ici sur le site d’Infopresse.

 

Suite à la présence de Jonathan Blais, intégrateur – Webmestre à la conférence Ergonomie et expérience multiplateforme d’Infopresse, nous lui avons envoyé quelques petites questions. Et il est gentil, entre deux projets, il nous a répondu.

Voici donc son résumé et sa vision des choses (on aime les gens qui partagent leurs idées).

1.       Salut Jonathan, est-ce que ça va bien (on aime les mises en contexte)?

Ça va très bien en cette journée automnale. D’autant plus que j’ai eu la chance d’assister récemment à une conférence très intéressante sur l’ergonomie et l’expérience multiplateforme.

2.       Lors de ta présence à cette conférence, qui ont été les conférenciers? Tu as un ou une préféré(e)?

M. Karl Dubost de Opéra Software a présenté l’architecture Web et les conditions nécessaires à une expérience utilisateur riche et optimale.

M. Jean-Marc Robert de l’école Polytechnique de Montréal a discuté de l’ergonomie cognitive et de la conception d’interfaces « humain-machine ».

Mme Érika Roberts de Transcontinental Interactif a présenté l’approche ethnographique dans la conception de l’expérience utilisateur.

Mme Joëlle Stemp s’interrogeait sur la façon de concevoir une expérience utilisateur adaptée au contexte multiplateforme et Mme Silvia Zimmermann a présenté les tendances à venir dans le domaine de l’expérience utilisateur.

J’ai beaucoup aimé la conférence de M. Robert pour sa rigueur et celle de Mme Stemp pour sa convivialité.

 3.       On entend abondamment parler de l’expérience usager 360 degrés.  Comment la définirais-tu?

L’expérience usager 360 degrés se définit à deux niveaux.

Premièrement, il y a l’usager au centre des différents services qui s’offrent à lui, par de multiples plateformes. Une entreprise qui veut atteindre le plus d’utilisateurs  doit avoir une stratégie de contenu bien intégrée et en continuité pour ses services multiplateformes.

Deuxièmement, l’usager doit être au centre de la conception de ces services dès le début, à partir de l’analyse des besoins jusqu’à la production. En résumé, l’expérience usager est primordiale.

4.       Tu m’avais glissé mot su l’ergonomie cognitive, la conception d’interfaces « humain – machine ». Ça te dirait de nous préciser les détails?

L’ergonomie est la science de l’adaptation du travail à l’humain. L’ergonomie cognitive utilise la cognition humaine pour adapter le travail à l’humain. Quelques objectifs ergonomiques aident à créer une bonne interface « humain-machine ». L’interface doit être utile, sécuritaire, performante et accessible. Elle doit faire preuve d’acceptabilité et être facile à utiliser. Depuis le début des années 2000 et avec l’arrivée du Web 2.0, l’esthétique, le plaisir et l’émotion se sont ajoutés à ces objectifs.

 5.       Pour toi,  une ergonomie qui s’applique à notre aire actuelle ce serait?

La simplicité! Simple is beautiful, comme on dit. Mais la simplicité n’est pas toujours simple à atteindre.  La tendance d’aujourd’hui va vers la complexification. En effet, l’ajout de nouvelles fonctionnalités et d’options rend notre travail plus complexe lorsque nous voulons atteindre une simplicité optimale pour l’usager. C’est un défi que l’on doit inévitablement relever, sinon nous risquons de perdre bon nombre d’utilisateurs en cours de route.

6.       Nous sommes évidemment curieux de connaître les grandes tendances émergentes. Ne nous laisse pas dans le secret des dieux!

-La simplicité, un mot d’ordre.

-La fiabilité des sources pour les contenus trouvés dans les moteurs de recherche. Nous recherchons de bonnes sources lors de nos recherches d’informations. Ce classement se fera par exemple grâce au Google +1

-« The Internet will be rebuilt around people with social »

-Trouver le bon canal pour générer la confiance chez l’usager

-La contribution volontaire (l’échange) par le Web

-Le multicanal

7.       En quelques mots, que devrions-nous retenir de l’ergonomie et de l’expérience multiplateforme.

Pour atteindre une expérience usager optimale, il faut placer l’usager au centre du développement du projet, et ce, dès le début. Tous les intervenants du projet doivent savoir à qui s’adresse le fruit de leur travail, c’est-à-dire qui utilisera leur produit.

Si ce principe est respecté dans la conception des projets et de l’expérience multiplateforme, l’entreprise aura du succès auprès de ces usagers.

Merci Jonathan, si tu as d’autres choses à rajouter ne te gêne pas!

Seulement que ça me fait plaisir!

En septembre dernier, umen a eu la chance de participer au BookCamp 2011 à titre de commanditaire/partenaire. Pour ceux qui ne connaissent pas cet événement, le BookCamp est une anticonférence qui porte sur l’avenir du livre au Québec. Il s’agissait pour moi d’une première et cette brève expérience s’est avérée fort intéressante.

Le monde du livre subit des bouleversements profonds. De nouveaux éléments technologiques transforment notre façon de consommer: ce qui implique qu’il faut réfléchir à de nouveaux modèles d’affaires. J’ai d’ailleurs eu la chance d’assister à une discussion portant sur la location de livres versus l’achat de livres numériques. En voici un résumé et quelques pistes de réflexions.

Pourquoi ne pas louer un livre en ligne?

Si nous cherchons généralement à réinterpréter des gestes IRL ( in real life) sur le Web, la location d’un livre unique en ligne, avec un délai de location limité, est-ce un modèle viable? Telle était la question.

La discussion s’est dirigée vers le concept d’accès payants pour des publications et des livres, un modèle que l’on trouve actuellement en ligne. L’usager paie donc un montant  pour un accès illimité à plusieurs livres et publications, le temps de son abonnement.

Un autre élément s’est ajouté à la conversation: l’achat d’un livre papier, c’est aussi se constituer son propre inventaire. Une piste que je dois avouer très intéressante.

J’acquiers un livre, je construis mon inventaire

En effet, il existe une véritable relation avec l’individu et le livre. Si dans le monde réel nous sommes fiers de laisser trôner nos livres, facilement accessibles dans notre bibliothèque, comment créer ce même sentiment, ce même étalage de notre inventaire?

Comme il était mentionné, nous aimons notre bibliothèque, car elle nous permet de faire l’inventaire de ce que nous avons lu. À mon avis, nous aimons aussi notre bibliothèque car il s’agit d’un richesse que l’on peut offrir aux autres.

Selon cette logique, l’appropriation du fichier numérique du livre a moins sa raison d’être si son expérience n’est pas partagée. De ce fait, si l’inventaire de nos lectures se connecte à des réseaux sociaux, nous proposons notre inventaire de lectures à nos amis, followers etc. Une approche qui nous permet même de souligner au passage nos impressions et nos commentaires.

Dans cette optique, une bibliothèque virtuelle de nos achats et même de locations devient LE bien précieux. Cet accès de nos lectures passées, présentes et même futures, en mode virtuelle, devient en quelque sorte notre richesse et notre histoire…en ligne.

À la manière du nouveau Facebook qui nous invite à raconter notre vie en ligne, miser sur notre histoire littéraire, ne serait-ce pas la véritable expérience recherchée?

Il me ferait grand plaisir d’en discuter avec vous. Sachez par contre que je ne suis pas une spécialiste du livre, mais plutôt une spécialiste Web qui se penche sur une conversation liée au monde de l’édition (nuance).

Au plaisir!

Quelques photos du BookCamp : ici

 

Bonjour, je tiens tout d’abord à me présenter, Dave Cameron, Conseiller chez umen innovation. J’ai le plaisir de partager avec vous quelques constats de ma journée des RDV Média 2011, la 3e édition du genre.

Ayant baigné dans l’univers des médias pendant plusieurs années, cette journée devenait un incontournable pour me remettre à jour sur cette industrie et rencontrer mes anciens collègues et mes (futurs) partenaires.

L’emplacement

Dès mon arrivée, la salle était bondée, la journée s’annonçait très bien. Côté salle de réception, le Centre Mont-Royal est bien conçu pour recevoir, et ce, autant pour ses salles de conférences, sa formule buffet-lunch que pour bien exposer ses partenaires.

Concernant les kiosques et commandites, plusieurs ont tâché d’être créatifs et de « bonne guerre » pour attirer leurs clients potentiels. On découvrait par exemple,  le cuisinier Ricardo d’un côté au kiosque de Radio-Canada  (qui offrait de savoureux yogourts) et le cuisinier rebelle de Zeste TV qui nous invitait à prendre un « drink » à sa santé !  La formule semblait fonctionner, car les kiosques étaient constamment occupés.

La programmation

Côté programmation, l’agenda était chargé, d’actualité et fort intéressant.

Jeffrey Graham d’Initiative a ouvert la journée avec les grandes lignes de leurs recherches pour comprendre comment les médias influencent les comportements de consommation selon les cultures et les contextes sociopolitiques. Il a entre autres démontrer que le choix de la marque varie selon plusieurs critères tels que, le lieu (en Chine, la confiance est plus importante que le prix et en Australie, c’est le contraire) ou même le choix du média utilisé (37% des discussions sur les automobiles proviennent des sites Web des manufacturiers automobiles). Bref, il faut s’adapter et surtout, être en ligne, car 43% des consommateurs n’achèteront pas un produit dont ils ne trouveront pas l’information sur le Web !  Enfin, sa prédiction sur le futur du média: l’achat média basé sur la performance deviendra la norme… et c’est déjà en cours, je peux en témoigner!

Ensuite, nous avons eu droit à un panel avec différents médias. Cela dit, plusieurs dont ma personne aurait souhaité avoir aussi un éditeur Web pour connaître son opinion. Bien que certaines présentations ressemblaient à un « sales pitch », il y a eu un présentateur (François de Gaspé Beaubien) qui a eu le courage de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas : « On est dans la mer..de»!  Oui, il faut innover et être créatif! Cependant même si certains vont bien s’en sortir, la majorité ira à la baisse, point à la ligne. Pour réussir, un des 1ers défis sera technologique ».

Dans la conférence « Si les technologies nous amènent trop loin », j’ai noté essentiellement que ce sont les annonceurs qui poussent les médias à suivre les plus récentes technologies et non leur clientèle. J’ai aussi fort apprécié la présence de Frederick J. Fortin de Cossette, une relève qui a apporté de bons points dont cette phrase que j’endosse pleinement : « On ne cherche pas la multiplication des points de contact, mais la synergie des différentes plateformes ».

L’après-midi nous a permis de découvrir 2 GRANDS personnages. En début d’après-midi, Javier San Juan, Président et chef de la direction de L’Oréal Canada nous a éblouis avec sa vision du futur et nous a démontré quelques possibilités : un rouge à lèvres qui change de couleur selon notre humeur #MoodRingInspiration ou des brosses qui colorent les cheveux en les brossant #cheveuxviolets. Je dois avouer que cela me fait peur, moi qui suis papa d’une petite fille!

En fin d’après-midi, la crème de la crème, Arianna Huffington, fondatrice et rédactrice en chef du Huffington Post a su charmer le public dès son arrivée. Voici d’ailleurs certains tweets qui résument ce qu’elle nous a laissé comme témoignage :

“If your Web Site is not engaging, it belongs to the past.”

“If you choose to blog or tweet, it has to be part of you DNA”

“We need to disconnect form internet in order to connect with ourselves”

“Don’t be on twitter if you don’t want to be on twitter! It can also be self-destructive!”

“Twitter should not be about life mapping, but about mind mapping”

Enfin, le cocktail en fin de journée s’est avéré plutôt tranquille, car plusieurs ont dû quitter les lieux après Arianna Huffington, un sourire au visage assurément.

En résumé, une très belle journée bien remplie, merci Infopresse et à la prochaine !