Experts en commerce électronique et solutions Web

Hier, c’est avec enthousiasme que nous nous sommes rendus avec l’équipe à l’excellente conférence “The Art of Marketing“. Le Palais des Congrès de Montréal accueillait 6 prestigieux conférenciers sur des sujets qui touchent les marketeux et entrepreneurs que vous êtes. Je vous propose de synthétiser le tout avec les 3 points clés de chaque conférence.

                                                                                                    

Mitch Joel : Marketing numérique et médias sociaux 

                                 

Mitch Joel, Président de l’agence Montréalaise Twist Image, s’est fait l’évangile du marketing Web, évoquant notamment les points suivants :

  • La majorité des entreprises observent leur concurrence maitriser l’espace digital, sans réagir ! Qu’attendez-vous ?
  • Un site Web n’a plus vraiment d’utilité s’il n’est pas au centre d’une stratégie sociale : les canaux numériques, c’est l’opportunité (et l’obligation) de devenir un diffuseur
  • Ce n’est plus à propos de ce que vous dites offrir, c’est à propos de ce que vos consommateurs existants et potentiels disent de vous

            

Seth Godin : Leadership et créativité

                             

Inutile de présenter Seth Godin, vous le connaissez déjà. Son discours, sans Power Point, portait sur le défoncement des barrières :

  • Ne cherchez plus la procédure à suivre dans les guides, c’est votre propre créativité qui fait de vous un leader.
  • Ce n’est pas le futur du marketing qui doit vous faire peur, c’est ce qui se passe aujourd’hui sous votre nez et les opportunités que vous manquez.
  • Votre produit ou service ne satisfait pas vos cibles ? Faites autre chose, le marketing n’est pas (plus) une affaire de poudre aux yeux.

              

Avinash Kaushik : Métrique & analytique

                                          

L’énergique Avinash Kaushik, grand gourou Google, présentait sa vision des affaires et comment on peut innover en calculant les risques grâce aux mesures Web :

  • Mot pour mot : Si vous n’analysez pas le comportement de vos visiteurs en ligne, vous allez mourir !!
  • Inutile d’arriver devant votre direction avec une belle présentation des outils d’analyse, ça n’est pas pertinent. Présentez plutôt ce que vous prévoyez d’analyser, pourquoi et quand vous aurez des résultats pertinents
  • En matière d’analyse et de métriques, la segmentation de vos visiteurs est reine.

                         

Max lenderman : Identité et expérience de marque

                                                 

Max Lenderman, spécialiste du marketing expérientiel qui vient d’ouvrir des bureaux à Montréal, nous ouvrait les yeux sur l’importance de l’authenticité :

  • Jamais la connexion avec la marque n’a été si importante dans l’histoire du marketing moderne.
  • Il est facile d’imiter presque à la perfection une marque, mais rien ne remplace une expérience impactante sur le consommateur.
  • Pour réussir dans le domaine du marketing expérientiel, il n’y a pas d’autres moyens que de penser (très) GROS !

                                            

Andy Nulman : Comment réussir l’impossible

                                             

Le philanthrope Andy Nulman nous offrait sa recette miracle lors d’une présentation très “Rock’n'Roll!” :

  • Pour réussir l’impossible, il ne faut pas être normal. Être normal, c’est ennuyeux au delà du tolérable, c’est être incapable de penser différemment.
  • Pour surmonter une situation impossible, il faut commencer par visualiser la fin. Imaginer avec une tonne de détails le jour où le succès sera vôtre est la clé.
  • Personne n’a jamais réussi en affaires sans accepter que de nombreuses défaites se présenteront sur le chemin vers la gloire.

                                          

Jeffrey Gitomer : Fidélisation et ventes

                                                                

Jeffrey Gittomer, dont le franc-parler est incomparable, livrait son idée du succès en ventes et marketing:

  • Les réseaux sociaux sont le nouveau “cold-call”. Si vous n’avez pas de présence sur les canaux digitaux (et pas seulement sur vos outils), vous manquez des opportunités d’affaires innombrables.
  • Peu importe ce que vous faites, intéressez-vous d’abord à ce qui tient à coeur à vos consommateurs : “Livrez la valeur en premier”.
  • Être un bon vendeur/marketeur, c’est être proche des autres, avoir un comportement de “bon père de famille”, être très humain finalement.

                                                   

Et vous ? Mettez-vous en oeuvre les conseils de ces experts au quotidien ? Êtes-vous plutôt en accord ou en désaccord avec tout ceci ?

Les promesses du marketing mobile sont nombreuses : atteindre une clientèle potentielle peu importe où elle se trouve, améliorer l’expérience client, distribuer des promotions ultra-ciblées, voire offrir le paiement en ligne directement depuis l’appareil mobile. Mais la mise en oeuvre de la stratégie mobile présente des défis particuliers : le Web mobile n’est pas le Web. Les spécificités du Web mobile impliquent des attentes particulières de la part des consommateurs. Offrir un site mobile peu adapté aux contraintes techniques des téléphones intelligents et qui n’offre rien de plus que le site traditionnel ne constitue pas une grande valeur ajoutée pour le consommateur. 

L'application mobile de Futureshop

Si on regarde du côté de l’application mobile d’abord,  la géolocalisation ouvre à elle seule le champ a tout un éventail d’applications spécifiques à fortes valeurs ajoutées pour le consommateur : 

Futureshop a récemment lancé son application mobile, grâce à laquelle l’utilisateur peut facilement trouver le magasin le plus proche, consulter les promotions les plus récentes en un click, consulter aisément les produits (avec une belle fonction zoom) et les commentaires des autres internautes (cf. capture d’écran). Les utilisateurs ont même la possibilité d’échanger des sections du site mobile via les réseaux sociaux (Twitter, Facebook ou courriel).

Toujours du côté de l’application mobile, le caractère mobile et les fonctionnalités intégrées du téléphone intelligent autorise également des actions bien distinctes. Il est notamment possible d’introduire plus d’interactivité avec votre offre avec des applications qui font passer le consommateur à l’action :

  • La lecture de code-barres ou la prise de photos d’un produit en magasin pour le retrouver automatiquement dans un catalogue en ligne et en apprendre plus
  • L’utilisation de coupons mobiles à présenter directement à partir de l’écran du téléphone
  • La lecture de codes QR pour offrir une présentation plus interactive de vos offres
  • Etc.

Les utilisateurs sont au fait plus habitués à utiliser des applications mobiles, étant donné les efforts mis par les distributeurs sur ce canal depuis l’apparition du marketing mobile. Peu de sites mobiles sont réellement optimisés pour un écran de 3.5 pouces, de fait ce n’est pas le format le plus populaire. Pourtant, il ne faudrait pas oublier l’idée de site mobile ! Étant donné le nombre croissant d’utilisateurs de téléphones intelligents, le perfectionnement des navigateurs mobiles et l’apparition d’appareils à écrans plus larges (iPad d’Apple, PlayBook de RIM…), il est à fort à parier au contraire que ce format se développera bientôt beaucoup.  

Il faut en revanche absolument penser le site mobile indépendamment du site traditionnel. Il est plus fatiguant de naviguer sur un petit écran, le forfait données est souvent limité (500 mo ou 1 Go le plus souvent) et le temps peut parfois faire défaut (d’autant que les batteries des téléphones intelligents ne battent pas des records de durée…).  Inutile donc de placer des gros médias trop lourd à charger ou de surcharger le site d’informations “secondaires”, qui devront plutôt être placées dans le site traditionnel.

En matière de commerce mobile, il faut rester simple : ce que veut le consommateur, c’est trouver facilement des informations sur le produit de son choix. Il faut repenser l’ergonomie du site mobile pour offrir une information lisible et une arborescence efficace, par exemple par l’utilisation de catégories déroulantes ou d’icônes. Sur l’exemple de Dominos Pizza ci-dessous, le site mobile (mobile.dominos.com) fait ainsi un excellent job à donner une bonne vue d’ensemble des catégories en plus d’offrir un espace simple de navigation. Sur ce point, j’ai un coup de coeur pour le menu en survol particulièrement ergonomique qui permet à l’utilisateur de s’y retrouver peu importe l’endroit où il se trouve dans le site :

  Le site mobile de Dominos, captures d'écran empruntées à DJ Designer Lab  

Pour finir, une stratégie  Web classique + site mobile + application mobile semble être la configuration idéale.  Si le site mobile permet à l’utilisateur de retrouver des informations sur votre offre en tous temps et de partout, l’application mobile offre des utilisations ponctuelles dans des situations particulières (en situation d’achat notamment), alors que votre site Internet traditionnel est le vecteur idéal pour une communication plus dense.

Allez puisqu’on en est à revoir les bases du commerce électronique, je vous propose un autre article généraliste pour prendre la rentrée du bon pied. Ici une vue d’ensemble de l’environnement Web (vous m’excuserez le “Smart Art”…) dans lequel votre site de commerce en ligne doit évoluer et dont il faut exploiter toutes les opportunités.

Comme vous pouvez l’observer ci-dessus, votre offre en ligne ne doit surtout pas être isolée ! Internet est un système organique où l’information peut être trouvée et communiquée de différentes manières. Les produits présentées dans votre site de commerce en ligne doivent ainsi pouvoir être trouvés, commentés et partagés sur l’ensemble de la Toile :

  • Les moteurs de recherche : Dans la très grande majorité des cas le point de départ de toute recherche de produits ou services sur Internet, les moteurs de recherche sont d’une importance capitale pour la visibilité de votre offre sur Internet. Impossible d’ignorer les géants tels que Google, Yahoo et Bing. Sur les moteurs, le référencement naturel de votre site doit être efficace (organique, liens entrants et sortants…) pour vous assurer une bonne place dans les résultats de recherche. Vous pouvez également avoir recours à des campagnes de référencement payant (ex : Adwords).
  • Les réseaux sociaux : Faire de vos consommateurs vos ambasssadeurs ? C’est le but ultime qu’il va vous falloir atteindre. Sur votre site de commerce en ligne, il est essentiel de tirer parti des réseaux sociaux (ex : Facebook), en permettant notamment à vos internautes de partager vos produits facilement sur leurs propres réseaux. Pour arriver à cette fin, plusieurs solutions sont possibles, vous pouvez par exemple intégrer les boutons “Like” et “Share” de Facebook et même offrir le magasinage social avec Facebook Connect.
  • Les communautés virtuelles : L’impact de ces communautés sur le succès de votre offre dépend de votre secteur d’activité. Dans certains secteurs, des communautés particulièrement importantes peuvent avoir un impact déterminant sur l’évaluation de votre offre. C’est par exemple le cas dans le secteur de l’équipement multimédia, avec des communautés très influentes telles que CNET ou Gizmodo.
  • Les outils de partage en ligne : Au même titre que les réseaux sociaux, mais un peu moins personnel, ces outils permettent d’échanger de l’information sur des sites publics. Dans le cas de site à forte notoriété (YouTube), une communication réussie peut être particulièrement virale.  
  • Les applications de Web mobile : Véritable révolution, le Web mobile amène toute une série d’applications qui changent la façon de communiquer et de vendre aux consommateurs. Avec la montée des téléphones intelligents (Blackberry, IPhone, Android…), de nombreuses applications voient le jour pour faciliter le travail de recherche et de comparaison de produits aux consommateurs. Vous pouvez tirer parti des applications existantes (Shopsavvy, Google Shopper…) ou développer la vôtre pour mieux rejoindre vos consommateurs.

Le commerce électronique ne s’arrête donc pas à votre plateforme technologique (pour faire suite à mon dernier article), mais doit s’insérer dans une stratégie de marketing en ligne bien définie pour tirer parti de toutes les possibilité offertes par le Web et maximiser vos résultats en termes de ventes et/ou de communication.

Faites vous un usage régulier de ces différents vecteurs de communication ? Avez-vous des bonnes pratiques à partager ? Laissez vos commentaires ci-dessous !

La rentrée arrive à grand pas et peut-être que germe parmi certains d’entre vous l’idée de se lancer dans le commerce électronique pour cette nouvelle saison. Mais comment faire un site de commerce en ligne ? Comment le gérer ? Derrière tout projet sérieux doit se trouver une solution de commerce électronique solide, c’est à dire une plateforme technologique (un gestionnaire de contenu Web) puissante, simple d’utilisation et fiable. Je vous propose dans ce billet un aperçu des critères à prendre en compte dans la sélection de cette solution.

Les bases d’abord, une bonne solution de commerce électronique, c’est souvent une solution éprouvée. Pas qu’il ne faille pas donner leur chance aux nouvelles plateformes, mais bon soyons directs : pour soutenir des (gros) projets aussi complexes que ceux liés au commerce en ligne, il faut de l’expérience et il faut avoir eu le temps de développer une technologie solide. Votre premier réflexe doit donc être de vérifier les références de la plateforme, à savoir le nombre d’entreprises qui l’utilisent et le résultat que ça donne. La bonne solution de commerce électronique doit également être soutenue par un service technique impeccable. En termes d’images, vous ne pouvez absolument pas vous permettre d’avoir un problème non-résolu sur votre site. Si vos connaissances en informatique ne sont pas suffisantes, vous devez pouvoir compter sur le service de professionnels disponibles et compétents.

Au niveau technique, vous devez vous assurer d’avoir à faire à une plateforme flexible et surtout évolutive. Le commerce électronique est un domaine mouvementée, qui évolue constamment au fil des évolutions technologiques du Web. Votre plateforme doit pouvoir s’adapter en conséquences pour assurer la continuité de votre site et ne pas prendre de retard par rapport à votre concurrence. Vous devez également être certain que la solution retenue génère du code HTML propre (conforme aux normes du W3C), ce qui est essentiel pour un bon affichage de votre site dans l’ensemble des navigateurs et un référencement naturel efficace. Au niveau fonctionnel, visez la simplicité maximale. Au minimum, un éditeur en contexte (WYSIWYG) doit vous permettre de faire des changements rapides et précis dans votre site et votre catalogue en ligne, sans n’avoir jamais recours à du code de programmation. La solution doit également vous permettre de définir facilement les balises HTML indispensables au bon référencement naturel de votre site, telles que les balises “title”, “h1″, “h2″, “h3″…, “alt”, les alias et les meta-descriptions.  Enfin la solution doit permettre l’analyse des activités en ligne de vos visiteurs, par exemple en générant automatiquement le code Google Analytics dans les pages créées.

Vient ensuite bien sûr la question des fonctionnalités offertes par la plateforme. Si la question est essentielle, il faut dire que les fonctionnalités de base sont maintenant offertes par la majorité des plateformes (à plus ou moins haut niveau de qualité, informez-vous bien). De même, la plupart des entreprises peuvent faire du développement sur mesure. La question est donc plutôt de savoir quelle sont les fonctionnalités que vous devriez rechercher selon la nature de votre projet ? À titre indicatif, voici pour vous aider les demandes les plus souvent faites par nos clients pour leurs projets de commerce électronique. On peut découper l’ampleur des projets en 3 catégories :

Pour les plus gros projets, le fait de pouvoir connecter votre solution de commerce électronique à vos systèmes de gestion internes (ERP) est un critère clé, par exemple pour coordonner vos ventes en ligne avec la gestion de vos inventaires. Ce type de service requiert toutefois une expertise particulière et peut être coûteux. Il faut se tourner du côté de sociétés prestataires de services informatiques complets pour pouvoir mettre en place une telle structure.

Dernier critère à prendre en compte : Open Source ou solution propriétaire ? (les solutions open source sont libres de frais de licences, tandis que les solutions propriétaires engendrent de tels frais et sont la propriété exclusive de l’entreprise qui les vend). Le débat fait rage, et pour dire vrai il n’y a pas vraiment de réponses toute faite sur ce point. Il est vrai que les solutions propriétaires sont souvent mieux contrôlées et donc plus performantes, toutefois il existe également d’excellentes solutions Open Source, telles que Magento par exemple. Sachez tout de même que si vous n’avez pas ou peu de connaissances en informatique, vous aurez probablement beaucoup de mal à intégrer vous même une solution OS. Vous pouvez toutefois passer par des entreprises prestataires qui les intégreront pour vous. Assurez-vous simplement à ce moment là que le prestataire choisi est là pour rester pour ne pas vous retrouver bloquer avec votre site. De la même manière, si vous choisissez de travailler avec une solution propriétaire, assurez-vous que l’entreprise qui en est titulaire vous remette bien une copie de votre plateforme en cas de rupture de la relation d’affaires. 

Pour conclure, personnellement je pense qu’au final toute la différence se fait au niveau de l’entreprise prestataire : son expérience dans les projets de commerce en ligne, sa réputation, la solidité de sa technologie, sa qualité de service, ses connaissances en marketing électronique et sa capacité à comprendre vos besoins d’affaires dans leur ensemble.

Avez-vous de la difficulté à vous décider ou au contraire une nette préférence pour certains systèmes ou entreprises ? Voyez-vous d’autres points que je n’ai pas abordé ? Partagez votre point de vue ci-dessous.

 

François Gaumond, notre dynamique directeur commercial, est un professionnel branché qui foisonne d’idées ! Ce n’est donc pas surprenant qu’il ait été sélectionné pour devenir chroniqueur sur l’émission VoirGRAND.fm, animée par Anne Marcotte.

Homme d’affaires expert des nouvelles technologies et du commerce électronique, François nous fera le plaisir de partager son expérience et ses points de vue sur les NTIC et l’entrepreneuriat au Québec. 

Dès le 19 Aout 2010, vous pourrez le retrouver en direct un jeudi sur deux, de 13 à 14h, sur FM93. Bonne écoute ! Et n’hésitez pas à nous laisser des commentaires ci-dessous pour nous donner vos impressions !