La rentrée arrive à grand pas et peut-être que germe parmi certains d’entre vous l’idée de se lancer dans le commerce électronique pour cette nouvelle saison. Mais comment faire un site de commerce en ligne ? Comment le gérer ? Derrière tout projet sérieux doit se trouver une solution de commerce électronique solide, c’est à dire une plateforme technologique (un gestionnaire de contenu Web) puissante, simple d’utilisation et fiable. Je vous propose dans ce billet un aperçu des critères à prendre en compte dans la sélection de cette solution.

Les bases d’abord, une bonne solution de commerce électronique, c’est souvent une solution éprouvée. Pas qu’il ne faille pas donner leur chance aux nouvelles plateformes, mais bon soyons directs : pour soutenir des (gros) projets aussi complexes que ceux liés au commerce en ligne, il faut de l’expérience et il faut avoir eu le temps de développer une technologie solide. Votre premier réflexe doit donc être de vérifier les références de la plateforme, à savoir le nombre d’entreprises qui l’utilisent et le résultat que ça donne. La bonne solution de commerce électronique doit également être soutenue par un service technique impeccable. En termes d’images, vous ne pouvez absolument pas vous permettre d’avoir un problème non-résolu sur votre site. Si vos connaissances en informatique ne sont pas suffisantes, vous devez pouvoir compter sur le service de professionnels disponibles et compétents.

Au niveau technique, vous devez vous assurer d’avoir à faire à une plateforme flexible et surtout évolutive. Le commerce électronique est un domaine mouvementée, qui évolue constamment au fil des évolutions technologiques du Web. Votre plateforme doit pouvoir s’adapter en conséquences pour assurer la continuité de votre site et ne pas prendre de retard par rapport à votre concurrence. Vous devez également être certain que la solution retenue génère du code HTML propre (conforme aux normes du W3C), ce qui est essentiel pour un bon affichage de votre site dans l’ensemble des navigateurs et un référencement naturel efficace. Au niveau fonctionnel, visez la simplicité maximale. Au minimum, un éditeur en contexte (WYSIWYG) doit vous permettre de faire des changements rapides et précis dans votre site et votre catalogue en ligne, sans n’avoir jamais recours à du code de programmation. La solution doit également vous permettre de définir facilement les balises HTML indispensables au bon référencement naturel de votre site, telles que les balises “title”, “h1″, “h2″, “h3″…, “alt”, les alias et les meta-descriptions.  Enfin la solution doit permettre l’analyse des activités en ligne de vos visiteurs, par exemple en générant automatiquement le code Google Analytics dans les pages créées.

Vient ensuite bien sûr la question des fonctionnalités offertes par la plateforme. Si la question est essentielle, il faut dire que les fonctionnalités de base sont maintenant offertes par la majorité des plateformes (à plus ou moins haut niveau de qualité, informez-vous bien). De même, la plupart des entreprises peuvent faire du développement sur mesure. La question est donc plutôt de savoir quelle sont les fonctionnalités que vous devriez rechercher selon la nature de votre projet ? À titre indicatif, voici pour vous aider les demandes les plus souvent faites par nos clients pour leurs projets de commerce électronique. On peut découper l’ampleur des projets en 3 catégories :

Pour les plus gros projets, le fait de pouvoir connecter votre solution de commerce électronique à vos systèmes de gestion internes (ERP) est un critère clé, par exemple pour coordonner vos ventes en ligne avec la gestion de vos inventaires. Ce type de service requiert toutefois une expertise particulière et peut être coûteux. Il faut se tourner du côté de sociétés prestataires de services informatiques complets pour pouvoir mettre en place une telle structure.

Dernier critère à prendre en compte : Open Source ou solution propriétaire ? (les solutions open source sont libres de frais de licences, tandis que les solutions propriétaires engendrent de tels frais et sont la propriété exclusive de l’entreprise qui les vend). Le débat fait rage, et pour dire vrai il n’y a pas vraiment de réponses toute faite sur ce point. Il est vrai que les solutions propriétaires sont souvent mieux contrôlées et donc plus performantes, toutefois il existe également d’excellentes solutions Open Source, telles que Magento par exemple. Sachez tout de même que si vous n’avez pas ou peu de connaissances en informatique, vous aurez probablement beaucoup de mal à intégrer vous même une solution OS. Vous pouvez toutefois passer par des entreprises prestataires qui les intégreront pour vous. Assurez-vous simplement à ce moment là que le prestataire choisi est là pour rester pour ne pas vous retrouver bloquer avec votre site. De la même manière, si vous choisissez de travailler avec une solution propriétaire, assurez-vous que l’entreprise qui en est titulaire vous remette bien une copie de votre plateforme en cas de rupture de la relation d’affaires. 

Pour conclure, personnellement je pense qu’au final toute la différence se fait au niveau de l’entreprise prestataire : son expérience dans les projets de commerce en ligne, sa réputation, la solidité de sa technologie, sa qualité de service, ses connaissances en marketing électronique et sa capacité à comprendre vos besoins d’affaires dans leur ensemble.

Avez-vous de la difficulté à vous décider ou au contraire une nette préférence pour certains systèmes ou entreprises ? Voyez-vous d’autres points que je n’ai pas abordé ? Partagez votre point de vue ci-dessous.

 

François Gaumond, notre dynamique directeur commercial, est un professionnel branché qui foisonne d’idées ! Ce n’est donc pas surprenant qu’il ait été sélectionné pour devenir chroniqueur sur l’émission VoirGRAND.fm, animée par Anne Marcotte.

Homme d’affaires expert des nouvelles technologies et du commerce électronique, François nous fera le plaisir de partager son expérience et ses points de vue sur les NTIC et l’entrepreneuriat au Québec. 

Dès le 19 Aout 2010, vous pourrez le retrouver en direct un jeudi sur deux, de 13 à 14h, sur FM93. Bonne écoute ! Et n’hésitez pas à nous laisser des commentaires ci-dessous pour nous donner vos impressions !

De plus en plus, le commerce mobile s’installe dans vos rayons, vos consommateurs se promènent maintenant dans votre magasin les yeux fixés sur leur appareil mobile ! Des applications tierces telles que Google Shopper ou ShopSavvy trouvent par conséquent de plus en plus d’utilisateurs et sont une réelle menace pour vos ventes en magasins (imaginez avoir les vendeurs de vos concurrents constamment dans vos rayons). En proposant de trouver instantanément le meilleur prix en ligne offert par vos concurrents pour le produit que vous proposez, ces applications encouragent la fuite de vos clients. Ce sont actuellement les utilisateurs les plus jeunes (générations y et x) qui sont les utilisateurs les plus accros de services mobiles (voir cette étude de Motorola), d’où un potentiel effet de cohorte et donc un phénomène durable. Pour répondre à ces nouveaux comportements, vous avez 2 possibilités : travailler avec ces applications et/ou contrer le critère prix en offrant une expérience d’achat enrichie sur le point de vente avec votre propre application mobile.

Bien sûr, les applications telles que ShopSavvy vont dans le sens de ce que doit être le marketing d’aujourd’hui (information accessible et contrôlée par le consommateur, transparence de l’offre), reste qu’une telle facilité de comparaison pèse lourd sur votre offre en magasin. Ces applications répertorient automatiquement les produits des distributeurs en ligne (qui ont ajouté leur offre à la base Google), or ces derniers ont bien souvent des prix inférieurs aux vôtres. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez vous-aussi travailler avec ces applications, que vous soyez un distributeur local, en ligne, ou les deux.  Si vous ne proposez pas de produits en ligne, ShopSavvy vous propose par exemple de leur fournir une API pour qu’il puisse intégrer vos produits dans leur base de données et ainsi les rendres visibles aux yeux des nombreux utilisateurs de l’application (Shopsavvy a récemment étendu ses services au marché Canadien).

Le bon côté, c’est donc que vous avez une opportunité sans précédent d’élargir la visibilité de votre offre à travers ce 4ème canal de communication exponentiel. Le mauvais côté : vos clients sont plus exposés aux prix réduits de vos concurrents, y compris lorsqu’ils se trouvent au sein même de votre magasin. C’est ce dernier point qui justifie la seconde possibilité : développer votre propre application mobile pour les consommateurs qui se trouvent dans votre magasin. Développer une telle application permet en effet de créer une expérience plus engageante et de relativiser le critère prix, ce qui comme toujours constitue une arme concurrentielle de choix sur le long terme.Découvrez l'application mobile de Canadian Tire

Le défi est d’arriver à maintenir l’intérêt de vos consommateurs pour vos produits peu importe où leur regard se pose. Avec des applications mobiles, vous arriverez à cette fin en personnalisant leur expérience d’achat et en leur offrant des avantages exclusifs au moment où ils se trouvent sur le point de vente (grâce aux apports de la géolocalisation). Plusieurs services sont envisageables :

  • Rabais basés sur le nombre de fois où le visiteur est passé en magasin
  • Recommandations de produits basées sur ses historiques de navigation
  • Recherche de produits + indication du stock en magasin
  • Accès à des coupons et à des promotions basées sur la localisation du consommateur 
  • Présentation enrichie (ex : vidéo) du produit et commentaires des internautes (par scannage du code-barre ou prise de photo)
  • Fonctions de partage sur les réseaux sociaux
  • Etc.

En plus de l’aspect technique, il est essentiel de suffisamment informer vos consommateurs pour qu’ils aient le réflexe d’activer votre application lorsqu’ils se trouvent dans vos magasins (ou à proximité). A partir de là, vous avez une nouvelle corde à votre arc pour captiver vos clients et relativiser le critère prix grâce à une valeur ajoutée globale. A l’occasion du récent lancement de son application mobile, Canadian Tire a ainsi installé plusieurs PLV dans ses rayons pour signaler l’existence de ce nouveau service, à partir duquel il est possible de consulter les produits et les commentaires des internautes, tout en restant dans l’univers Canadian Tire.

Et vous ? utilisez-vous des applications tierces ? Envisagez-vous de développer la vôtre ? Faites part de vos expériences dans la section commentaires ci-desssous.

Je n’ai pas pu résister à partager avec vous ce clin d’oeil (courtoisie d’un de nos géniaux développeurs Web) :

Le site américain Blippy.com (qui propose aux internautes d’échanger des critiques sur des produits) a réalisé  une page 404 particulièrement travaillée et originale. En surfant sur le buzz de la vidéo YouTube “Double rainbow”, cette compagnie propose carrément une expérience interactive aux visiteurs qui se seraient égarés, avant de les ramener en douceur sur la page d’accueil. En cliquant sur la corne de la licorne, vous revivez presque intégralement la fameuse vidéo via le petit personnage ! Résultat : une page 404 chaleureuse, qui reste dans l’esprit du site et qui permet d’assurer la continuité de l’expérience de navigation de l’internaute, même en cas d’incident technique. Si le coeur vous en dit, cliquez sur l’image pour admirer le travail :

Cliquez sur sa corne pour revivre l'expérience "Double Rainbow" ! 

Juste quelques lignes pour vous parler de l’intéressante étude qui est actuellement menée par  Karine Vezeau, stratège et étudiante en Maitrise de communication à l’Université du Québec à Montréal. Karine essaie de déterminer l’impact qu’ont les blogues d’entreprise sur le niveau de confiance relationnelle établi entre les lecteurs du blogue et l’entreprise.

Comme les interrogations sur la façon d’utiliser efficacement un blogue d’entreprise se multiplient et que la confiance est un élément central en affaires, je trouve cette étude particulièrement pertinente. Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, je vous invite donc à remplir le questionnaire en ligne de Karine (ça ne vous prendra pas plus de 10 minutes) pour contribuer à l’efficacité de cette recherche, plus il y a de répondants plus les données seront significatives ! Les résultats seront d’ailleurs publiés publiquement suite à la recherche sur le blogue de Karine.